- Vendu
Assez rare !
A/ ΑΥΤΟΚ Κ Μ ΙΟΥΛ ΦΙΛΙΠΠΟΣ ΣΕΒ
Buste lauré, drapé et cuirassé de Philippe Ier l’Arabe à droite, vu de trois quarts en avant, les ptéryges visibles.
Autok(rator) K(aisar) M(arkos) Ioul(ios) Philippos Seb(astos) : L’empereur césar Marc Jules Philippe auguste
R/ ΔΗΜΑΡΧ ΕΞ ΟΥΣΙΑΣ ΥΠΑΤΟΔ
Aigle debout à droite, ailes largement déployées, tête à droite et queue à gauche, tenant une couronne feuillée dans le bec ; ANTIOXIA / S C à l’exergue.
Dēmarch(ikēs) ex ousias hypatod(ou) : Revêtu de la puissance tribunicienne, consul pour la quatrième fois
Ø 27 mm ;
10 g
Réf : Prieur 439A – McAlee 936b
Très bel exemplaire frappé sur un flan bien centré, laissant apparaître les grènetis, avec un très beau portrait de Philippe Ier et un revers élégant, à l’usure à peine plus marquée. La patine grise, légèrement granuleuse en surface, confère à la monnaie un aspect authentique et harmonieux.
Ce tétradrachme syro-phénicien a été frappé à Antioche en 249, au cours des dernières années du règne de Philippe Ier l’Arabe. L’iconographie associe un portrait impérial soigné à l’aigle d’Antioche, symbole de la puissance impériale et de l’autorité civique de la métropole syrienne. La titulature mentionnant la puissance tribunicienne et le consulat souligne la légitimité institutionnelle de l’empereur dans un contexte politique troublé.
Selon la base TSP maintenue par Michel Prieur, ce type est particulièrement rare, avec seulement dix-neuf exemplaires actuellement recensés, dont un seul conservé en musée, à l’American Numismatic Society. Cette rareté, combinée à la qualité de frappe et à l’intérêt historique du règne de Philippe Ier, en fait une pièce de tout premier plan pour les amateurs de tétradrachmes provinciaux syriens.
Fiche technique