- Vendu
Belle monnaie plus jolie en main !
A/ Buste radié et cuirassé à gauche
Portrait de Philippe Ier tourné à gauche, cuirassé, avec une légère draperie sur l’épaule droite ; gorgoneion ornemental sur la cuirasse.
R/ Aigle debout de face
Aigle aux ailes déployées, tête et queue tournées à droite, tenant une couronne dans son bec ; ANTIOXIA / S C en deux lignes dans l’exergue.
Ø 26 mm ;
10,19 g
Réf : McAlee 907a
Très bel exemplaire, bien centré, avec un buste finement rendu et un revers d’une grande lisibilité. Belle allure générale pour ce tétradrachme d’Antioche.
Frappé en 248, sous le règne de Philippe l’Arabe, ce tétradrachme appartient à la célèbre série syro-phénicienne produite à Antioche. Le gorgoneion sur la cuirasse, détail iconographique d’un grand intérêt, rappelle l’influence encore très présente des motifs traditionnels gréco-romains dans la région. Le revers à l’aigle, typique des émissions orientales, réaffirme l’autorité impériale sur les provinces et inscrit clairement le nom d’Antioche, capitale de la Syrie romaine. Ces tétradrachmes, au métal mêlé mais esthétiquement puissants, restent parmi les monnaies provinciales les plus recherchées du IIIᵉ siècle.
Notes : Les bustes cuirassés de Philippe Ier présentent une grande variété : décorations différentes de la cuirasse, présence ou non de l’aegis, épaulettes ornées, ajout éventuel de trabea ou de bouclier, ainsi que des orientations et couronnements variés (lauré ou radié, à droite ou à gauche). Pour les émissions du troisième consulat, l’absence totale de frappes datées du second consulat à Antioche pose question. Plutôt qu’une interruption de la production, l’hypothèse la plus cohérente reste celle d’un comput consulaire propre à Antioche, distinct de celui de Rome. Cette interprétation s’appuie sur deux éléments : la continuité stylistique sans rupture visible, et l’existence d’un grand nombre de tétradrachmes antiochiens portant la date d’un quatrième consulat, pourtant non attesté à Rome. Les monnaies marquées ANTIOXIA / SC semblent ainsi refléter une véritable autonomie du Sénat d’Antioche, dont le rôle spécifique dans la frappe provinciale demeure mal documenté mais clairement perceptible à travers ces émissions.
Fiche technique