• Vendu
Caracalla – Moulage en soufre d’un médaillon de Laodicée du Lycos – BMC 227
search
  • Caracalla – Moulage en soufre d’un médaillon de Laodicée du Lycos – BMC 227
  • Caracalla – Moulage en soufre d’un médaillon de Laodicée du Lycos – BMC 227
  • Caracalla – Moulage en soufre d’un médaillon de Laodicée du Lycos – BMC 227
Caracalla – Moulage en soufre d’un médaillon de Laodicée du Lycos – BMC 227
Caracalla – Moulage en soufre d’un médaillon de Laodicée du Lycos – BMC 227 Caracalla – Moulage en soufre d’un médaillon de Laodicée du Lycos – BMC 227 Caracalla – Moulage en soufre d’un médaillon de Laodicée du Lycos – BMC 227

Caracalla – Moulage en soufre d’un médaillon de Laodicée du Lycos – BMC 227

90,00 €
TTC

Médaillon de 43 mm ! 
Moulage plus jolie en main !

Vendu

🌍 Foreign customers — if you experience any difficulty placing an order, please feel free to contact me directly at cedric@bnumis.com — I'll be happy to assist.

Description : Moulage en soufre d’un médaillon impérial provincial attribué à Laodicée du Lycos (Asie), daté des années 214–217 apr. J.-C., d’après un type extrêmement rare célébrant le culte impérial et le statut de cité néocore.

A/ IMP GORDIANVS PIVS FEL AVG
Buste lauré, drapé et cuirassé de Caracalla à droite.

R/ Λ AIΛ ΠIΓPHC ACIAPX Γ ANEΘHKEN • ΛAOΔIKЄΩN / NЄΩKOPΩN
L’empereur debout à droite sur les marches d’un temple distyle, tenant une couronne ; de part et d’autre, deux paires de personnages en toge levant la main en acclamation ; derrière, troupes debout avec boucliers et lances. Scène située dans l’enceinte du sanctuaire vue en perspective « aérienne » : entrée à six colonnes ; Hygie debout tenant un serpent dans une intercolumniation extérieure ; autres figures incertaines dans l’intercolumniation centrale.

Ø  43 mm ; Balance bnumis 14,22 g

Réf : BMC 227 ; Seaby 2592 ; SNG von Aulock –


Commentaire :

Ce moulage en soufre s’inscrit dans la tradition des productions savantes des XVIIIe–XIXe siècles, conçues pour l’étude et la diffusion des grands monuments de la numismatique impériale. Le type reproduit est réputé d’une extrême rareté et se distingue autant par son ambition narrative que par la précision de sa légende dédicatoire.

Au-delà du portrait et de la présence de Caracalla sur le revers, la pièce a pour véritable objectif d’exalter le prestige civique de Laodicée du Lycos et de mettre en avant l’Asiarque L. Aelius Pigres. Le texte fait explicitement référence au renouvellement du statut de cité « néocore » (gardienne d’un temple du culte impérial), honneur accordé aux cités jugées dignes de perpétuer le culte des empereurs. Laodicée avait reçu une première néocorie à l’époque d’Hadrien ; ce médaillon célèbre une seconde néocorie, probablement liée au passage de Caracalla dans la cité lors de sa marche vers la guerre parthique.

La composition est particulièrement remarquable : au lieu d’une scène frontale classique, l’ensemble du téménos est montré comme vu d’en haut, reléguant le temple au fond de l’enceinte et concentrant l’attention sur l’espace sacré et le rang honorifique de la cité. La mention ΑΝΕΘHKEN (« a dédié ») indique une émission présentée comme une dédicace de Pigres, Asiarque pour la troisième fois, ce qui confère à l’objet une dimension institutionnelle et religieuse tout à fait singulière.

CARACALLA (28/01/198 – 08/04/217) – Fils de Septime Sévère, Caracalla impose une politique autoritaire et militarisée, marquée par la Constitutio Antoniniana (212) et de grandes campagnes en Orient. Son règne voit aussi un renforcement du culte impérial, que les cités grecques valorisent par titres, temples et émissions commémoratives.

lp544-2-5