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Komanos. Sceau byzantin en plomb (Ø 17 mm, 6,70 g). XIᵉ siècle.
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  • Komanos. Sceau byzantin en plomb (Ø 17 mm, 6,70 g). XIᵉ siècle.
Komanos. Sceau byzantin en plomb (Ø 17 mm, 6,70 g). XIᵉ siècle.

Komanos. Sceau byzantin en plomb (Ø 17 mm, 6,70 g). XIᵉ siècle.

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Vendu

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A/ Légende en trois lignes, sans figure iconographique :
+ΓΡΑΦΑ / CΦΡΑΓΙ / ΖΩ
— « Je scelle les écrits… »

R/ Suite de la légende en quatre lignes :
S ΛΟ / ΓΥC ΤΟΥ / ΚΩΜΑΝΩ
— « …et les paroles de Komanos. »

Légende continue sur les deux faces : +γράφα σφραγίζω καὶ λόγυς τοῦ Κωμανῶ
— « Je scelle les écrits et les paroles de Komanos. »

Ø 17 mm ; Balance bnumis 6,70 g

Inédit dans les références de référence standard.


Commentaire :

Sceau en très bel état de conservation, proche du superbe, ce qui confère à sa légende une lisibilité exceptionnelle et rend d'autant plus précieuse l'étude de son texte.

Ce sceau appartient à la catégorie sigillographique des sceaux à légende métrique ou littéraire en première personne. Alors que la grande majorité des sceaux de plomb byzantins porte une invocation religieuse au datif (du type « Seigneur, aide ton serviteur… ») ou une simple titulature au génitif, celui-ci adopte un dispositif stylistique tout différent — le sceau lui-même « parle », déclinant sa propre fonction à la première personne : +γράφα σφραγίζω [καὶ] λόγυς τοῦ Κωμανῶ, soit « Je scelle les écrits et les paroles de Komanos. »

Ce type de légende « parlante » (en grec : λαλοῦσα ἐπιγραφή) est bien documenté dans la glyptique antique et dans l'épigraphie des gemmes et des anneaux sigillaires tardo-antiques et proto-byzantins, mais il est d'une très grande rareté sur les bulles de plomb du Moyen Âge byzantin. Les exemples comparables recensés dans le corpus — notamment chez Zacos-Veglery et dans la série des Dumbarton Oaks Seals — demeurent peu nombreux, ce qui confère à ce sceau une valeur documentaire de premier ordre.

La formulation mérite une attention linguistique particulière. Le terme γράφα est l'accusatif pluriel de γραφή (écrits, lettres, documents), tandis que λόγυς représente l'accusatif pluriel de λόγος (paroles, discours, textes), orthographié avec upsilon à la place de l'oméga attendu — phénomène d'iotacisme tout à fait courant dans la graphie du grec médiéval au XIᵉ siècle. Le S avant ΛΟΓ correspond à l'abréviation de καί (« et »). La forme Κωμανῶ est un génitif du nom Κωμανός, anthroponyme attesté mais peu fréquent dans la prosopographie byzantine. Il ne doit pas être confondu avec Κομνηνός (Comnène), malgré une apparence graphique parfois proche dans certaines graphies cursives.

L'absence totale de figure iconographique et de titulature fonctionnelle est elle-même significative : elle suggère soit un personnage échappant aux hiérarchies administratives habituellement reflétées dans la sigillographie (un lettré, un ecclésiastique sans titre spécifié, un propriétaire terrien cultivé), soit une volonté délibérée d'originalité dans la conception du sceau. La formulation duelle — « écrits et paroles » — pourrait renvoyer à une activité de notaire, de scribe ou de rhéteur, dont le sceau légitimait à la fois la production documentaire et l'autorité orale. L'ensemble demeure inédit dans les répertoires standard, ce qui en fait un document d'autant plus précieux pour la recherche en cours sur les légendes non-canoniques de la sigillographie byzantine du XIᵉ siècle.

lp-B.16122025

Fiche technique

Sceau
Métrique