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A/ Dans une bordure de couronne de laurier, légende sur trois lignes : ΘΕΟΤ | ΟΚΕ ΒΩ | ΗΘΗ — Θεοτόκε βοήθει, « Mère de Dieu, viens en aide à... ».
R/ Légende disposée en plusieurs lignes : ΘΕΟΔ | ΩΡΟΥ ΤΡ | ΒΟΝΟΥ — Θεοδώρῳ τριβούνου, « à Théodore, tribun ».
Ø 23,69 mm ;
9,01 g
Sceau au style de gravure fruste, dont les lettres sont engagées avec peu de régularité — facture vraisemblablement provinciale. Le droit porte l'invocation classique Θεοτόκε βοήθει (« Mère de Dieu, viens en aide à... »), formule de protection fréquente sur les bulles byzantines des VIᵉ et VIIᵉ siècles, en particulier dans les milieux militaires et civils de l'époque proto-byzantine. La graphie ΒΩΗΘΗ pour βοήθει (ω pour ο, η pour ει) relève des variations orthographiques courantes dans l'épigraphie de plomb.
Le revers identifie le possesseur : Θεοδώρῳ τριβούνου, « à Théodore, tribun ». Le grade de tribounos (τριβοῦνος) désigne, autour du tournant des VIᵉ-VIIᵉ siècles, un officier subalterne de l'armée byzantine, équivalent approximatif du comes (comte) latin. Hérité de la titulature militaire tardo-antique, ce grade correspond à un commandement intermédiaire dans la hiérarchie des officiers de terrain ; il subsiste jusqu'à l'instauration progressive du système des thèmes au cours du VIIᵉ siècle, avant d'être supplanté par les nouvelles structures provinciales.
Le nom Théodore (Θεόδωρος) figure parmi les anthroponymes les plus répandus de l'onomastique byzantine ; il ne permet pas d'identifier un personnage précis. La datation autour de 600 reste compatible avec l'usage du grade et avec la facture épigraphique de la pièce.
Fiche technique