Archives Byzantines

Voici les monnaies byzantines passées par la boutique depuis son ouverture. D'Anastase, qui inaugure le monnayage byzantin en 498, jusqu'à Michel VIII Paléologue, en passant par l'Empire latin de Constantinople : chaque pièce y figure avec sa description complète, ses deux faces photographiées, son poids, son diamètre et ses références.

Le fonds est particulièrement dense sur le VIᵉ et le VIIᵉ siècle – Justinien, Justin II, Maurice Tibère, Phocas, Héraclius – puis sur les Comnènes et l'Empire de Nicée. Il s'enrichit à chaque vente.

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Ce que couvre ce fonds

Le bronze domine, et c'est logique : c'est la monnaie qui circulait. Le follis en constitue le cœur, accompagné de ses divisions – demi-follis, dekanoummion, pentanoummion – qui forment ensemble la part la plus importante de ces archives. Cette échelle de valeurs, héritée de la réforme d'Anastase, structure toute la monnaie de bronze des premiers siècles byzantins.

Les Comnènes et leurs successeurs apportent d'autres dénominations : le tétartèron, petit bronze de module réduit, et l'aspron trachy, cette monnaie concave au flan incurvé qui n'a d'équivalent dans aucun autre monnayage. Plusieurs de ces derniers ont été frappés par l'Empire latin de Constantinople après 1204.

La géographie des ateliers suit l'histoire de l'Empire. Constantinople fournit de loin le plus grand nombre de pièces, suivie d'Antioche – souvent signée Theoupolis – et de Thessalonique. Viennent ensuite Nicomédie, Syracuse, Cyzique, Ravenne, Carthage, Chypre, Cherson, Catane, Séleucie d'Isaurie, Magnésie et Nicée. Ces deux derniers noms racontent à eux seuls la période de l'exil : Constantinople occupée, l'Empire réfugié en Asie Mineure, et une frappe qui continue.

Les références, et comment les lire

Chaque fiche porte ses renvois bibliographiques. Trois systèmes reviennent constamment, et il vaut la peine de savoir ce qu'ils désignent.

Sear – abrégé aussi SB pour Sear Byzantine – renvoie au Byzantine Coins and Their Values de David Sear. C'est la référence d'usage universel dans le commerce et les collections : un numéro de Sear suffit à identifier un type sans ambiguïté, et c'est celui qui figure le plus souvent dans mes titres de fiches.

DOC désigne le Catalogue of the Byzantine Coins in the Dumbarton Oaks Collection, publié par Bellinger, Grierson ou encore Michael F. Hendy. C'est l'outil scientifique de référence, nettement plus fin que Sear sur les variantes, les officines et la chronologie des émissions. Quand une fiche porte les deux références, c'est DOC qui tranche en cas de divergence.

Pour les folles anonymes, la classification suit les classes alphabétiques – A2, B, C – établies sur des critères de style et d'iconographie, puisque ces monnaies ne portent aucun nom d'empereur. C'est une nomenclature à part, et la seule possible pour un monnayage anonyme.

Un même type porte souvent plusieurs références qui ne se recoupent pas exactement : Sear regroupe parfois ce que DOC distingue. C'est précisément ce qu'un corpus photographié permet de vérifier.

Lire une monnaie byzantine

Trois particularités déroutent au premier abord, et les exemplaires archivés permettent de s'y faire.

L'alphabet. Les légendes passent progressivement du latin au grec, avec une longue période mixte où les deux coexistent sur la même pièce. Un ANNO latin peut voisiner avec une titulature grecque. Les fiches donnent la lecture complète, y compris les ligatures.

Les marques de valeur. Une grande lettre au revers indique la dénomination : M pour le follis, K pour le demi-follis, I pour le dekanoummion, E pour le pentanoummion. C'est la manière la plus rapide de classer une monnaie byzantine de bronze, et elle est fiable – à condition de savoir que la forme de la lettre évolue, l'epsilon devenant lunaire à certaines périodes.

Les dates. Les monnaies byzantines portent souvent l'année de règne, précédée d'ANNO. Le comput varie selon les règnes et devient particulièrement délicat sous Constant II, ce qui rend la comparaison avec des exemplaires datés d'autant plus utile.

Ces trois points sont traités en détail dans mon ouvrage Numismatique byzantine, les clés pour bien débuter, qui consacre un chapitre entier à la lecture des inscriptions, des alphabets et des césures, une table de concordance entre années de règne et datation, ainsi qu'une section spécifique au cas de Constant II.

Naviguer dans ces archives

Les filtres permettent de restreindre l'affichage par personnage, par atelier et par dénomination. Pour un travail de comparaison, combinez règne et atelier : plusieurs types figurent ici en deux ou trois exemplaires, photographiés selon le même protocole.

Filtres actifs

  • Personnage : Folles anonymes
  • Dénomination : Follis
  • Disponibilité : Non disponible