La sigillographie — ou sphragistique — est la science des sceaux. Appliquée à Byzance, elle a pour objet la bulle de plomb (μολυβδόβουλλον, molybdoboullon), cette pastille métallique frappée entre les mors d'une pince, le boullôtèrion, pour authentifier un document et en interdire la falsification.

Ce lexique ne porte pas sur le vocabulaire matériel du sceau — flan, canal, grènetis — mais sur ce qui en constitue le cœur documentaire : les titres et fonctions de l'administration byzantine. Protospathaire, logothète, stratège, hypatos, kommerkiarios, épiskeptitès… autant de termes que l'on rencontre dans les légendes de plombs sans toujours savoir ce qu'ils désignent précisément, ni à quelle époque ils correspondent.

À Byzance, la distinction entre dignité et fonction est fondamentale : la dignité est un rang honorifique conféré par l'empereur, souvent dissocié de toute charge effective ; la fonction désigne une responsabilité administrative, militaire ou judiciaire réelle. Cette confusion, fréquente chez les collectionneurs débutants, conduit à des identifications erronées et à des datations approximatives.

Chaque entrée de ce glossaire donne : la forme francisée du terme, la forme grecque originale en translittération et en caractères grecs lorsqu'elle est utile, la nature du titre (dignité aulique, fonction civile, charge militaire, dignité ecclésiastique), et la période d'attestation principale sur les sceaux.

Il s'adresse au collectionneur qui vient d'acquérir son premier plomb byzantin comme au chercheur qui souhaite un aide-mémoire rapidement consultable.

Pour approfondir, consultez le Codex Bnumis, dédié à la numismatique et à la sigillographie byzantines.

A

Admissionalis
Fonctionnaire de la cour impériale (palatin) chargé, depuis l'époque romaine, de l'introduction des ambassadeurs à l'audience du souverain.
Akolouthos
Fonction militaire aux attributions mal définies. Subordonné à l'origine au drongaire de la Veille, l'akolouthos commandait, à partir du XIe siècle au moins, les Varègues, troupes d'élite de la garde impériale.
Anagrapheus
Fonctionnaire chargé du recensement des terres et des biens, opération préalable au calcul de l'impôt.
Annone
Ravitaillement public, le plus souvent en blé ou en pain. Destinée initialement à une partie de la population de la capitale et de quelques grandes villes à l'époque protobyzantine, l'annone se restreint par la suite aux fonctionnaires et à l'armée.
Anthrôpos
Littéralement « homme ». Le terme désigne une relation de dépendance entre deux personnes ; on peut ainsi être l'homme de l'empereur ou celui d'un fonctionnaire. Le dépendant peut être titulaire de dignités auliques et exercer une fonction publique.
Apo éparchôn
Ancien préfet. Devient une dignité au cours du VIIe siècle, puis disparaît au début du IXe siècle.
Apo hypatôn
Ancien consul. Devient une dignité au cours du VIIe siècle, puis disparaît au début du IXe siècle.
Apothèque
Littéralement entrepôt. Désigne le lieu où les commerçants des VIIe et VIIIe siècles étaient tenus de déposer les biens collectés.
Archègétès
Commandant de l'infanterie lourde des régiments professionnels (tagmata). Au XIe siècle, il existait un archègétès pour l'ensemble de l'Orient.
Archevêque
Titre honorifique porté par certains métropolites ou par les chefs d'une Église autonome, à l'image de l'archevêque de Chypre.
Archonte
Terme aux acceptions multiples. Désigne en premier lieu un fonctionnaire à la tête de certains services, tel l'archonte du blattion. On trouve également des archontes aux attributions imprécises à la tête de villes, dont la majorité étaient des ports.
Archonte du blattion
Responsable de l'atelier situé dans le Grand Palais où étaient produits les tissus de soie, dont la distribution était strictement contrôlée.
Archonte du chrysochéion
Responsable de l'atelier de joaillerie du Grand Palais.
Arkla
Archive financière placée sous la responsabilité d'un chartulaire, en particulier celle d'un thème.
Asèkrètès
Du latin a secretis, nom donné aux fonctionnaires travaillant dans les bureaux (secreta) de l'administration centrale. Attestés depuis le Ve siècle jusqu'au début du XIIe siècle, certains d'entre eux pouvaient être détachés en province. Ils correspondent également aux grammatikoi impériaux des sources narratives et documentaires.
Augousta
L'un des titres de l'impératrice.
Autokratôr
Désigne, en principe, l'empereur qui gouverne effectivement.
Axiôma
L'un des termes désignant une dignité.

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B

Baïoulos
Précepteur chargé de l'éducation d'un prince impérial. Titre rarement mentionné.
Basileus
Titre impérial, devenu le principal au VIIe siècle. Plusieurs basileis pouvaient coexister simultanément ; le titre fut parfois concédé par les Byzantins à d'autres souverains, tels les empereurs germaniques ou bulgares, mais jamais celui de basileus des Romains, qui demeurait le monopole exclusif du souverain de Constantinople.
Basilikos
Qualifie ce qui est impérial. Pris isolément, le terme recouvre plusieurs emplois : il désigne un groupe d'hommes de la cour (basilikoi anthrôpoi), et aux Xe et XIe siècles, il désigne également un fonctionnaire du fisc.
Boullôtèrion
Instrument en forme de pince servant à frapper les sceaux.

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C

Candidat
Garde du corps de l'empereur à l'origine ; élevé au rang de dignité au VIIe siècle, puis se dévaluant progressivement jusqu'à disparaître dans la première moitié du XIe siècle.
Catépan
Du grec katépanô. Chef d'un tagma civil ou militaire. Équivalent du duc, le catépan commande les régiments professionnels (tagmata). À partir du Xe siècle, des catépans peuvent être nommés à la tête d'une circonscription territoriale, comme le catépan d'Italie.
Chartulaire
Responsable des archives, assumant également pour certains d'entre eux des fonctions fiscales. Présents aussi bien dans les grands services de l'État et dans l'administration centrale que dans les provinces, des chartulaires servaient aussi au sein des institutions ecclésiastiques.
Chlamyde
Manteau de forme semi-circulaire, fermé sur l'épaule droite par une fibule et décoré de perles et de pierres précieuses. Il comporte, attachés au bord du vêtement, deux tablia dorés pour l'empereur. Le tablion est un textile rectangulaire d'une autre couleur que la chlamyde.
Chrysoepsètès
Fonctionnaire chargé de superviser la fonte de l'or dans les ateliers impériaux, destiné au monnayage ou à la joaillerie.
Chrysotélès
Fonctionnaire chargé de rassembler les métaux précieux à l'échelle d'un thème.
Clerc
Membre du clergé ayant reçu de l'évêque une consécration (sphragis) ou une imposition des mains, et rémunéré sur les revenus de l'Église.
Clisourarque
Officier thématique commandant une circonscription frontalière comportant un défilé d'accès au territoire impérial (clisure).
Commerciaire
Ses attributions ont évolué au fil des siècles. D'abord chargé en exclusivité du commerce de la soie, il devient vraisemblablement fermier de l'impôt avant de redevenir fonctionnaire sous les Isauriens. À partir du IXe siècle, il est chargé de lever le kommerkion, taxe ad valorem sur les transactions.
Comte
Officier présent aussi bien dans l'armée des thèmes que dans celle des tagmata. Par exception, le thème de l'Opsikion est gouverné par un comte jusqu'au début du XIe siècle.
Comte de la tente
Ou komès tès kortès. Officier faisant office de chef d'état-major du stratège de thème.
Comte de l'Étable
Depuis la fondation de l'Empire jusqu'au XIe siècle, responsable des écuries impériales de Constantinople et de Malagina en Bithynie.
Comte de Lamia
Successeur du comes horreorum, il était responsable du dernier grenier public encore en activité à Constantinople jusqu'au XIe siècle.
Cubiculaire
Eunuque attaché aux appartements privés (cubiculum) de l'empereur et de l'impératrice.
Curateur
Au même titre que le pronoètès et l'épiskeptitès, l'un des fonctionnaires chargés de gérer les domaines de statut public. Les grands propriétaires privés disposaient également souvent d'un curateur.
Curopalate
L'une des plus hautes dignités jusqu'à la première moitié du XIe siècle, inférieure à celles de césar et de nobélissime. Sous les Comnènes, elle devient la plus modeste des dignités accordées aux fonctionnaires.

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D

Despoina
L'un des titres de l'impératrice.
Despote
L'un des qualificatifs du basileus, apparaissant à l'occasion sur les monnaies. À partir des Comnènes, il peut être attribué à de proches parents de l'empereur ; à partir de Manuel Comnène, il désigne spécifiquement le gendre de l'empereur.
Diacre
Clerc ayant reçu les ordres majeurs, assistant le prêtre ou l'évêque dans ses fonctions liturgiques et pastorales. En tant que serviteur (diakonos) de l'évêque, les diacres sont souvent chargés de la gestion des biens et de tâches administratives. De nombreux évêques étaient issus de leur rang. Les diacres de Sainte-Sophie occupaient les hautes charges du patriarcat et assistaient le patriarche au synode permanent de la capitale.
Dikaiodotès
Attesté entre 1094 et 1204, il présidait l'un des grands tribunaux de la capitale.
Dioecète
Responsable du paiement de l'impôt d'une circonscription fiscale, subdivision du thème, placée sous l'autorité du logothète du génikon.
Dioecète des éparchies
Les premiers dioecètes des éparchies semblent avoir eu compétence au VIIe siècle sur l'ensemble des provinces d'Orient.
Dishypatos
Bi-consul ; dignité attestée seulement au cours du XIe siècle.
Domestique
Les domestiques sont présents dans de nombreux services de l'État et de l'Église. Certains, comme le domestique des Scholes ou celui des Hicanates, sont chefs de corps et assument des fonctions très élevées, mais la plupart occupaient des offices plus modestes et de nature variée. Le domestique de thème était vraisemblablement le chef d'une partie du tagma mis à la disposition du stratège.
Domestique des Scholes
Commandant du tagma impérial des Scholes, remis en service opérationnel sous Constantin V. Il devint le chef d'état-major de l'armée au cours du IXe siècle. Sous Romain II, le commandement fut divisé entre Occident et Orient. À partir de la fin du XIe siècle, le chef de l'armée porte souvent le titre de grand domestique.
Doulos
A perdu son sens originel d'esclave (désormais plutôt andropodon) pour prendre un sens honorable de serviteur dévoué : l'empereur est le doulos du Christ ; un haut fonctionnaire est le doulos de l'empereur.
Drome
Service de la poste impériale dirigé par un logothète. Ce dernier contrôlait le cursus publicus (ὀξὺς δρόμος) et était responsable de l'aspect matériel des relations diplomatiques, notamment l'accompagnement des ambassadeurs étrangers.
Drongaire
Officier servant aussi bien dans l'armée de terre que dans la marine. Il commande également les thèmes maritimes.
Drongaire de la flotte
Ou drongaire tôn ploïmôn. Poste créé au IXe siècle ; chef de la flotte centrale basée à Constantinople.
Drongaire de la Veille
Dirigeait jusqu'au début du XIe siècle l'Arithmos, l'un des régiments de la garde impériale. À partir du XIe siècle, il devint le chef d'un des principaux tribunaux de la capitale.
Duc
Le duc commande les régiments professionnels (tagmata). À partir du Xe siècle, il peut être nommé à la tête d'une circonscription territoriale, tel le duc d'Antioche ou le duc des Anatoliques.

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E

Économe
Les économes servaient dans les services fiscaux de l'État ou dans les institutions pieuses. Les économes ecclésiastiques géraient les finances des évêchés ou des monastères. Le plus important d'entre eux, l'économe de la Grande-Église (Sainte-Sophie), fut souvent jusqu'au XIe siècle un laïc.
Eidikon
Parfois idikon. Trésor « privé » où se trouvaient le numéraire destiné au paiement des rogai, les objets précieux et les coupons de soie. Le préposé à l'eidikon surveillait les ateliers impériaux, dont dépendaient les archontes des ergodosia.
Ek prosôpou
Second d'un service de l'administration centrale ou second du stratège dans un thème.
Ekklèsekdikos
Juge du tribunal patriarcal de Sainte-Sophie.
Éparque
Désigne les gouverneurs d'éparchia (province). L'éparque par excellence fut le Préfet de la ville. La fonction, déjà exercée à Rome, fut créée pour Constantinople sous Constance au IVe siècle. L'éparque exerce son autorité sur Constantinople et sa banlieue, notamment en matière de gestion des étrangers et d'activités économiques. Il vérifie les poids et mesures sur les marchés et veille au respect des règles de la concurrence, et dispose de fonctions de police. Le Livre de l'Éparque documente la réglementation de nombreux corps de métiers. Un éparque, vestige de la préfecture de l'Illyrikon, a subsisté à Thessalonique jusqu'au IXe siècle.
Épi tès mégalès hétairias
Les hétairies constituaient des régiments professionnels chargés de la garde de l'empereur. Elles accueillaient souvent des fils de bonne famille que leurs parents, grecs ou étrangers, envoyaient, parfois sur injonction du souverain, à la cour de Constantinople pour y recevoir leur éducation. Cette fonction est peut-être devenue également une simple dignité achetable comme les autres.
Épi tès sakellès
Ancien subordonné du sacellaire, devenu indépendant au IXe siècle. Il dirige le Trésor de l'État et a sous son autorité, entre autres, les protonotaires de thèmes et les xénodoques.
Épi tès trapézès
Préposé à la table de l'empereur ; un autre s'occupe spécifiquement de la table de l'impératrice (augousta).
Épi tôn barbarôn
Le préposé aux barbares était peut-être un simple dignitaire n'exerçant pas de fonction réelle. N. Oikonomidès a en effet relevé que rien n'indique de filiation entre le scrinium barbaron de l'époque protobyzantine et cette titulature, qui n'apparaît que dans le Clétorologe de Philothée de 899. Dans ce cas, les épi tôn barbarôn pourraient être rangés parmi les simples dignitaires.
Épi tôn basilikôn
Appelé aussi domestique des basilikôn ; chef du tagma des basilikôn.
Épi tôn déèseôn
Le préposé aux pétitions présentait au souverain les pétitions demandant une faveur, filtrant ainsi les informations. Cette proximité avec le souverain faisait de lui un personnage très influent.
Épi tôn oikeiakon
Titre complétant la dignité de protospathaire, qui autorisait son titulaire à garder une salle du Palais, le Lausiakon. Vers les années 1030, cette dignité se transforma en fonction et désigna le préposé aux biens propres (oikeiaka) du fisc, devenant l'un des principaux responsables des finances de l'Empire.
Épi tou Chrysotriklinou
Titulaire d'une dignité, le plus souvent protospathaire, qui avait obtenu ou acheté l'honneur de garder, au moins en principe, la salle homonyme du Grand Palais.
Épi tou eidikou
Gérait le numéraire et les objets précieux assurant le paiement des rogai. Il conservait également du matériel de guerre à Constantinople.
Épi tou Hippodromou
Catégorie de juges siégeant à Constantinople près de l'hippodrome couvert du Grand Palais.
Épi tou kanikleiou
Le préposé à l'écritoire présente à l'empereur l'encrier contenant le cinabre (encre rouge) afin que le souverain appose aux documents officiels (chrysobulles, sigillia) son ménologe ou sa signature. Il contrôle de ce fait le contenu des actes impériaux, et constitue un proche de l'empereur jouissant de toute sa confiance.
Épi tou koitônos
Eunuque préposé à la chambre impériale. Devenu ensuite simple dignité, cette fonction semble avoir été accessible aux hommes barbus avant de disparaître à la fin du XIe siècle.
Épi tou manglabiou
Ou manglavite. Gardes du corps armés d'un gourdin (manglavion), assurant la sécurité de l'empereur. Cette charge devint une simple dignité au cours du XIe siècle.
Épiskepsis
Domaine du fisc. Ces domaines peuvent être attribués à des services de l'État (épiskepseis du drome par exemple), à des particuliers, ou demeurer au sein du fisc.
Épiskeptitès
Fonctionnaire qui gère une ou des épiskepseis.
Épopte
Fonction chargée de réviser les cadastres dans les thèmes et à Constantinople, où quatre d'entre eux travaillaient sous l'autorité de l'éparque.
Évêque
Clerc qui a autorité sur le clergé et les fidèles d'une cité et de son territoire. Il a une charge pastorale d'enseignement de la foi, une charge liturgique de célébrer et distribuer les sacrements ; il doit gérer les biens attachés à son évêché, distribuer des aumônes aux indigents, choisir et rémunérer les membres du clergé. Il supervise les questions de foi et de discipline religieuse dans les monastères.
Évêché
Circonscription religieuse comprenant une cité et son territoire, selon le principe d'accommodation qui, au IVe siècle, a permis à l'Église de calquer sa hiérarchie sur l'organisation administrative de l'Empire.
Exaktôr
Membre des tribunaux impériaux, peut-être chargé des conflits liés aux questions fiscales.
Exartistès
Dépendant du vestiaire impérial, chargé des arsenaux de la capitale.
Excubite
Soldat d'un des régiments de la garde impériale, créé au VIe siècle par Léon Ier, qui disparut dans la seconde moitié du XIe siècle. Au Xe siècle, le tagma, commandé par un domestique, fut divisé et réparti entre les provinces, notamment entre Orient et Occident.
Exisôtès
Fonctionnaire de l'administration fiscale chargé, comme l'épopte, de remettre à jour les cadastres en fonction de l'évolution des propriétés et, le cas échéant, de faire le point sur les terres abandonnées et les terres mises en culture.
Exousiastès
Désigne le détenteur d'un pouvoir (exousia) territorial. Le terme s'applique à des souverains d'États sous l'influence de l'Empire dans le Caucase ou les Balkans.

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G

Génikon
Principal service des finances du VIIe au XIe siècle. Son chef, le logothète du génikon, dispose de nombreux fonctionnaires sous ses ordres, chargés de tenir et réviser le cadastre (chartulaires et époptes), de percevoir l'impôt (dioecètes), de lever les taxes sur les transactions des marchandises (commerciaires), pour ne citer que les plus importants.
Gèrokômos
Comme le gèrotrophes, il avait la responsabilité des hospices pour vieillards. Il dépendait du préposé à la sacelle.
Grammatikos
Secrétaire en principe attaché aux bureaux de la capitale.

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H

Hebdomarios
Eunuque du palais accomplissant des fonctions sur une semaine par roulement ; domestique ecclésiastique également en charge de services hebdomadaires.
Hôrreiarios
Fonctionnaire public gérant les greniers (horrea en latin) de l'État dans les provinces les plus fertiles de l'Empire.
Hyparchos
Équivalent de l'éparque.
Hypatos
Équivalent grec du latin consul. La charge, disparue sous Justinien Ier, s'est muée en dignité qui a perdu progressivement de son éclat avant de disparaître au IXe siècle. Elle fut réintroduite vers 1040, pour disparaître à nouveau trois ou quatre décennies plus tard.

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I

Illoustrios
Illustris (latin), dignité créée dans la seconde moitié du IVe siècle, accordée aux titulaires des plus hautes charges et donnant accès au Sénat ; se dévalue progressivement à partir du VIe siècle.

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J

Juge
Cf. kritès.

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K

Kankellarios
Fonctionnaire attaché aux bureaux des administrations centrales et provinciales, chargé de la rédaction des documents.
Katépanô
Cf. catépan.
Kensôr
Le kensôr n'a rien de commun avec le censeur, son ancêtre latin. Il a une activité et une titulature de juriste. Il n'apparaît que dans le plus récent des taktika conservés, celui de l'Escorial.
Koitônitès
Le koitôn est l'équivalent grec du latin cubiculum ; koitônitès est donc synonyme de cubiculaire.
Komès tès kortès
Cf. comte de la tente.
Kouboukleisios
Titre accordé par l'empereur à des ecclésiastiques exerçant souvent des charges auliques.
Koursôr
Sorte d'appariteur dont on connaît l'existence pour certains services, le drome et le drongaire de la Veille notamment. Au VIIe siècle, des cursores dépendaient du maître des offices et des préfectures du prétoire.
Kritès
Juge. Il peut exercer sa charge à Constantinople, comme juge du Velum ou juge de l'Hippodrome, ou en province, comme juge de thème. Au XIe siècle, il est devenu le principal fonctionnaire du thème, devançant le stratège.

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L

Labarum
Étendard des armées impériales depuis que Constantin, à la veille de sa victoire contre Maxence, fit apposer sur les siens le chrisme (combinaison des lettres X et P, initiales de Christos).
Logariastès
Comptable. On en trouve dans les institutions privées telles que les monastères, ainsi que dans les services de l'État à partir du début du XIe siècle. Au XIIe siècle, des logariastai dirigeaient les départements du fisc. Le logariastès tôn sekretôn ou mégas logariastès prit, sous Alexis Comnène, le contrôle des opérations financières à la place du sacellaire.
Logothète
Chef de certains grands services centraux, tels que le drome ou le génikon. Les logothètes sont apparus au moment de la dislocation de la préfecture du prétoire.
Logothète des troupeaux (tôn agélôn)
Chargé des écuries impériales, il supervisait les haras, notamment ceux d'Asie Mineure.
Logothète du prétoire
Subordonné à l'éparque, il n'est pas attesté dans les sources documentaires avant le IXe siècle. Il était vraisemblablement en charge des prisons, dont celle du prétoire, située entre l'Augustéon et le forum de Constantin, et jouissait peut-être de pouvoirs judiciaires.
Logothète tôn sékrétôn
Dirige l'administration byzantine, assistant l'empereur, à partir du règne d'Alexis Comnène.
Lôros
Ancienne trabea consulaire. Cette longue écharpe en soie ornée de pierres précieuses était portée par les empereurs lors des triomphes ou des cérémonies à la cour et à Sainte-Sophie.

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M

Magister militum
Appelé stratèlatès en grec, il dirigeait un corps d'armée, mais cette fonction finit par devenir une simple dignité au cours du VIIe siècle, progressivement dépréciée au siècle suivant.
Magistre
Le magister officiorum fut le premier fonctionnaire civil à l'époque protobyzantine ; cette fonction devint ultérieurement une dignité à partir du IXe siècle. D'abord réservée à de très hauts fonctionnaires ou à des proches de l'empereur, elle se dévalua au cours de la seconde moitié du XIe siècle avant de disparaître au début du siècle suivant.
Mandatôr
Officier de liaison chargé de porter les messages officiels ou de guider les ambassades.
Manganes
Euagès oikos ayant pour centre un palais et un sanctuaire dédié à saint Georges. Ce très riche oikos est administré par un curateur secondé par un protonotaire et toute une administration. Sous le règne de Constantin IX, l'oikos du Tropaiophore lui fut adjoint ; celui-ci partage les bâtiments mais constitue un oikos distinct.
Meizôtéros
Les meizôtéroi relevaient de plusieurs services, principalement du préposé à l'eidikon. La nature exacte de leur fonction n'est pas connue. On suppose qu'ils étaient responsables des ateliers impériaux chargés de fournir des matières brutes aux ateliers de transformation.
Métrètès
La charge exercée par ce fonctionnaire ne peut qu'être conjecturée. Les métrètai étaient, semble-t-il, comme leur nom l'indique, en charge du mesurage pour le compte du fisc, ce qui explique le rattachement de leur corps à la sacelle.
Métropolite
Désigne depuis le concile de Nicée I (325) l'évêque qui est à la tête d'une province civile, selon le principe d'accommodation.
Mystikos
Depuis le IXe siècle, homme de confiance de l'empereur, à la tête d'un sékréton, il semble avoir eu des compétences judiciaires, notamment dans les affaires ecclésiastiques. Au XIIe siècle, il administre le Palais et l'un des trésors impériaux.
Mystographe
Fonctionnaire apparaissant au Xe siècle, aux compétences de juriste mal définies.

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N

Nipsistarios
Fonctionnaire chargé de présenter l'aiguière au souverain pour ses ablutions.
Nobélissime
À l'origine, qualificatif de la fonction impériale, transformé en dignité qui, jusqu'à la première moitié du XIe siècle, est la plus élevée de la hiérarchie aulique après celle de césar. Elle n'était pas systématiquement attribuée et fut longtemps réservée à des membres de la famille impériale. Sous les Comnènes, elle fut dévaluée et devint la seconde dignité, après celle de protonobélissime, accordée aux fonctionnaires qui n'étaient pas de sang impérial.
Nosokomos
Fonctionnaire gérant les hôpitaux publics ou moine gérant l'hospice d'un couvent.
Notaire
Chargé de la rédaction des documents ayant une valeur juridique, au même titre que l'asèkrètès. Présents dans les bureaux de l'administration impériale comme dans ceux du patriarcat, des notaires exerçaient également à titre privé dans les villes de l'Empire, en concurrence avec les taboullarioi.

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O

Oikeios
Familier de l'empereur ou d'un grand personnage. À partir du XIe siècle, c'est presque un titre que les familiers de l'empereur mentionnent sur leurs sceaux ou leurs signatures.
Oikistikos
Fonctionnaire dépendant à l'origine du bureau de la sacelle, puis indépendant à partir du Xe siècle. Ses attributions restent mal connues ; il avait peut-être en charge les oikoi (domaines) impériaux.
Orphanotrophe
Responsable d'un orphelinat. Le plus important d'entre eux, le grand orphanotropheion, était établi sur l'Acropole de Constantinople.
Ostiaire
Eunuque au service du palais lors des cérémonies impériales, attesté de la fin du VIIIe siècle à la fin du XIe siècle.
Oxys dromos
« Drome accéléré ». Service dont le logothète contrôlait le cursus publicus (ὀξὺς δρόμος) et était responsable de l'aspect matériel des relations diplomatiques.

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P

Palatin
Désigne les dignitaires, les officiers, les gardes ou les fonctions administratives et auliques attachées à la cour du basileus (l'empereur) au Grand Palais de Constantinople.
Papias
Concierge, en particulier du Grand Palais ; en principe un eunuque.
Paraphylax
Gouverneur militaire d'une forteresse portuaire.
Patriarche
Chef d'une des cinq grandes circonscriptions de l'Église mises en place au concile de Chalcédoine (451). Traditionnellement, les chefs des Églises d'Antioche, de Constantinople et de Jérusalem portent le titre de patriarches, tandis que ceux d'Alexandrie et de Rome prennent celui de pape.
Patrice
Dignité prestigieuse créée par Constantin le Grand ; elle se dévalue quelque peu après le VIIe siècle, tout en se maintenant à un haut niveau derrière la dignité de magistre, avant de se dévaluer fortement au cours du XIe siècle et de disparaître vers 1100.
Patricienne à ceinture ou zôstè
Seule dignité spécifiquement décernée à une femme, qui fait d'elle la plus titrée à la cour.
Pétrion
Euagès oikos ayant pour centre un palais dont la construction était attribuée au patrice Pierre Barsynianos sous Justinien. Ce très riche oikos était géré par un curateur secondé par un protonotaire et toute une administration.
Phylax
Caisse privée de l'empereur connue dès le IXe siècle ; devient un sékréton au XIe siècle et semble, au siècle suivant, avoir des liens avec l'armée.
Pincerne
Échanson desservant la table impériale. Jusqu'au XIe siècle, la charge, comme toutes celles mettant au contact de l'impératrice, était réservée à un eunuque.
Pittakion
Forme moins solennelle des ordres impériaux (prostagmata) ou patriarcaux.
Pragmateutès
Marchand pouvant être, rarement, au service de l'État.
Préteur
À partir du XIe siècle, le préteur dirigeait un thème démilitarisé, cumulant les responsabilités civiles et militaires (simple police).
Préposite
Eunuque desservant la chambre impériale.
Primicier
Chef de service, notamment dans l'administration des eunuques, mais d'autres primiciers servaient dans l'administration civile ou patriarcale — les primiciers des notaires par exemple —, sans être des eunuques.
Proèdre
Président du Sénat, fonction créée par Nicéphore Phocas en faveur du parakoimomène Basile Lécapène. Devint rapidement une simple dignité qui se multiplia à partir du règne de Romain III Argyros, au point qu'un échelon supérieur, le protoproèdre, fut créé.
Prôtoanthypatos
Échelon immédiatement supérieur à celui d'anthypatos, créé dans le dernier tiers du XIe siècle et qui disparut presque aussitôt.
Prôtoasèkrètès
Chef de la chancellerie byzantine.
Prôtokankellarios
Chef des kankellarioi, fonctionnaires travaillant dans les bureaux de l'administration centrale ou dans ceux de l'administration provinciale des thèmes.
Protocentarque
Chef des gardes du corps d'un stratège de thème.
Protonobélissime
Dignité immédiatement supérieure à celle de nobélissime, apparue dans le dernier tiers du XIe siècle. Sous les Comnènes, la plus élevée attribuée à qui n'appartenait pas à la famille impériale.
Protonotaire
Chef des notaires d'un service donné, tel le protonotaire du drome. Fonctionnaire du thème chargé du ravitaillement et de l'équipement de l'armée locale.
Prôtopapas
Archonte patriarcal et membre du tribunal patriarcal, chargé de la police des églises et de la vérification de la validité des mariages. Il existait également un prôtopapas au Grand Palais, premier des clercs desservant les chapelles impériales.
Protoproèdre
Premier des proèdres. Cette dignité se multiplia au cours du dernier quart du XIe siècle et disparut dans les premières décennies du suivant.
Prôtos
Chef d'un groupe de monastères ; le prôtos de l'Athos par exemple.
Prôtostratôr
Officier apparu sous Constantin V, à l'origine chef des écuyers impériaux, devint le commandant de la cavalerie byzantine. La charge prit toute son importance à partir du XIe siècle et constitua l'une des premières charges militaires sous les Comnènes.
Protosyncelle
Premier des syncelles. Dignité ecclésiastique qui se multiplia et se dévalua au cours du XIe siècle.
Prôtovestès
Classe supérieure au sein des vestai, créée vers 1070 lorsque la dignité de vestès se dévalua.
Protovestiaire
Poste réservé à un eunuque jusqu'au XIe siècle, le second dans la hiérarchie après le parakoimomène.
Proximos
Officier d'origine civile qui, à l'époque mésobyzantine, désigne l'un des officiers de l'état-major des tagmata, ainsi que le proximos des Scholes. Il désigne également des responsables des écoles de Constantinople.

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Q

Questeur
Juriste et rédacteur des novelles (lois) impériales, il préside l'un des tribunaux de la capitale traitant en particulier des affaires de successions, en tant que garant de l'authenticité des testaments.

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R

Recteur
Dignitaire aux attributions mal définies, mais dont la roga était la plus importante de celles attribuées aux fonctionnaires civils au Xe siècle. Au siècle suivant, tend à devenir une dignité qui disparaît avant l'avènement d'Alexis Ier Comnène.
Référendaire
Archonte de la cour patriarcale, chargé des relations avec l'empereur.
Roga
Traitement versé une fois l'an, la semaine de Pâques, aux fonctionnaires et aux dignitaires.

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S

Sacellaire
Attesté comme trésorier personnel de l'empereur depuis le règne de Zénon ; contrôleur général des finances du VIIe au XIIe siècle. Le patriarcat dispose de son propre sacellaire.
Sacelle
Trésor public dirigé par un chartulaire ou par l'épi tou sakelliou. Ce dernier dispose de nombreux fonctionnaires sous ses ordres, dont les protonotaires de thèmes, les xénodochoi, les gérokomoi…
Sclavinie
Territoire où s'est établie une tribu slave au cours de l'invasion des Balkans. La tribu qui reconnaît l'autorité impériale en payant l'impôt garde son autonomie et est soumise à un archonte, d'abord un chef local qui fut progressivement remplacé par un fonctionnaire byzantin.
Scholastikos
Avocat public ou privé qui, en principe, ne scellait pas les documents qu'il rédigeait, sauf peut-être en l'absence d'autorités légitimes.
Sébaste
Dignité apparue sous Michel VII, qui devint le fondement de la nouvelle hiérarchie créée par Alexis Comnène. Les Comnènes la réservèrent aux membres de la famille impériale ou à quelques étrangers qu'ils voulaient honorer. Elle se subdivisa en plusieurs niveaux, tels ceux de protosébaste ou de panhypersébaste. Dès la fin du XIIe siècle, elle se dévalua.
Sébastokratôr
Dignité supérieure à celle de césar, créée par Alexis Comnène et destinée aux frères de l'empereur, du moins jusqu'en 1230.
Sébastophore
Fonction créée après 963 ; était peut-être le porte-étendard de l'empereur ; simple dignité dès le XIe siècle.
Sékréton
Bureau de l'administration civile. Un sékréton constitue une unité économique disposant de ses propres revenus et pouvant dégager un surplus financier que l'empereur peut attribuer à qui il veut.
Skeuophylax
Diacre chargé de la conservation des vases sacrés utilisés lors des offices. Celui du patriarcat comptait parmi les grands archontes.
Skribôn
Officier du régiment des excubites ; mais aussi ambulancier de l'armée.
Skriniarios
Les scriniaires (du latin scrinium, bureau, en grec sékréton) constituaient un corps d'agents comptables peuplant les bureaux de la capitale et des provinces.
Silentiaire
Eunuque chargé d'imposer le silence lors des audiences solennelles au Grand Palais.
Spathaire
Garde du corps, « porte-épée » ; devient dès le VIIIe siècle un simple dignitaire.
Spatharocandidat
Dignité composée de deux autres, spathaire et candidat.
Spatharocubiculaire
Titre de rang modeste, composé d'une dignité et d'une fonction, spathaire et cubiculaire, réservé aux eunuques et disparu au XIe siècle.
Stratège
Officier commandant une armée. Entre la seconde moitié du VIIe siècle et le XIe siècle, désigne plus spécifiquement le général qui commande le thème.
Stratèlatès
Nom grec du magister militum. Devient une dignité au cours des VIIe et VIIIe siècles avant de disparaître. Au XIe siècle, désigne un chef d'armée et le commandant d'un régiment du même nom.
Stratôr
Dignité de rang moyen, octroyée du VIIe au tout début du XIe siècle.
Symponos
Adjoint de l'éparque. Plusieurs étaient simultanément en exercice.
Syncelle
Considéré comme le second du patriarche et son éventuel successeur, nommé par l'empereur. Au XIe siècle, la fonction devient un titre qui se multiplie rapidement au point de créer la classe des protosyncelles et de distinguer les proèdres des protosyncelles. Les titres sont abolis à la fin du XIe siècle.

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T

Tagma
Régiment toujours composé de soldats professionnels soldés en numéraire. De nombreux étrangers, notamment des Latins, servent dans les tagmata à partir du Xe siècle.
Tagmatophylax
Au XIe siècle, officier commandant d'un tagma.
Taxiarque ou axiarque
Chef d'un contingent de fantassins d'un tagma.
Thème
Corps d'armée qui a fini au cours du VIIIe siècle par donner son nom à la circonscription où il était établi. Ce territoire était placé sous l'autorité d'un stratège.
Thytès
Façon poétique de désigner un évêque ou un métropolite.
Topotèrètès
Mot signifiant littéralement lieutenant. Cette fonction désigne le second d'un tagma.
Tourmarque
Officier commandant l'une des subdivisions du thème, qui comptait trois ou quatre tourmes par grand thème.
Trakteutès
Fonctionnaire des préfectures qui, à l'époque protobyzantine, gérait à l'échelle des diocèses les finances d'une province.

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V

Vestarque
Chef des vestai ; le titre est d'abord une haute dignité réservée aux eunuques, puis vers 1040 il s'ouvre aux hommes barbus en se dévaluant progressivement.
Vestès
Dignité créée sous Nicéphore Phocas, ouverte aux eunuques et aux hommes barbus, qui disparaît au tout début du XIIe siècle.
Vestitôr
Dignitaire en rapport avec le vestiaire impérial, chargé d'aider l'empereur à s'habiller. Dernières mentions au milieu du Xe siècle.
Vestiarites
Corps de troupes mentionné à partir du XIe siècle, divisé en esô vestiaritai et exô vestiaritai. Ultérieurement les vestiarites furent chargés de fonctions fiscales.
Vicaire
Fonctionnaire qui seconde le préfet du prétoire, à la tête d'un diocèse à l'époque protobyzantine. Il n'a pas de fonctions militaires.

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X

Xénodochos
Hôtelier responsable d'un xénodochion ; cette hôtellerie de l'État (xénodocheia) était destinée à recevoir les fonctionnaires, les ambassadeurs et toute personne liée au service de l'empereur. La fonction est attestée jusqu'au XIe siècle. D'autres xénodocheia sont attachés à des établissements religieux et reçoivent des personnes de toute condition.

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Z

Zygostatès
Fonctionnaire chargé de peser les métaux précieux et les monnaies dans les ateliers monétaires.

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