A/ Buste de face de saint Georges, nimbé, tenant le bouclier et la lance ; légende dans le champ : Θ ΑΓΙΟC – ΓΕΩΡΓΙΟ (« Saint Georges »), entourée d’un grènetis.
R/ Inscription sur plusieurs lignes : + POM / . ΑΞ CΠΑ / S…PA / …C — lecture proposée : PΟM / [Τ]ΑΞ, [Α ́]CΠΑ[Θ,] S C[T]ΡΑ/ΤΙΓ, [Θ]Ε,C
soit « de Rômanos, taxiarque, protospathaire et stratège de Thessalie »
Ø 24,1 mm ;
14,6 g
La restitution du revers reste problématique. Les lettres clairement identifiables se concentrent sur les deuxième, troisième et quatrième lignes, tandis que le début de la légende demeure lacunaire. L’hypothèse d’une lecture Ρωμανου ταξιαρχου πρωτοσπαθαριου και στρατηγου Θεσσαλιας paraît séduisante par sa cohérence interne, mais elle n’est pas confirmée paléographiquement. Le mot supposé taxiarchès pourrait n’être qu’une interprétation excessive de traces de lettres appartenant à la fin du nom propre. En l’état, seule la présence d’un titre militaire de haut rang, possiblement celui de stratège, peut être envisagée avec vraisemblance. L’ensemble doit donc être considéré comme une proposition de lecture, et non une certitude épigraphique.
Sceau militaire du XIᵉ siècle représentant saint Georges, protecteur traditionnel des troupes byzantines. La titulature attribue le sceau à un officier supérieur nommé Rômanos, cumulant les dignités de taxiarque, protospathaire et stratège de Thessalie. Ce type illustre l’association fréquente entre figures militaires et saint patron guerrier dans la sigillographie provinciale de l’époque médio-byzantine.
Fiche technique