A/ Buste de la Vierge de face, tenant devant elle un médaillon du Christ ; croix de part et d'autre.
R/ Monogramme cruciforme. Lecture lettre par lettre : Λ à gauche, ΟΥ au-dessus, Π en bas, Α à droite (lettre gravée sous la forme d'un Δ, interprétée comme un alpha mal gravé).
Lecture retenue : ΠΑΥΛΟΥ — « de Paul ».
Ø 22 mm ;
7,20 g
Sceau de conservation médiocre, ce qui explique la difficulté de lecture de certaines lettres du monogramme ; la frappe reste néanmoins lisible et le type identifiable avec assurance. Le droit présente un buste de la Vierge Théotokos tenant un médaillon du Christ, flanqué de croix latérales — formule iconographique attestée dès les premiers temps de la production sigillographique byzantine et qui précède la généralisation des légendes mariales invocatoires propres aux siècles mésobyzantins. La datation au Ve–VIe siècle place ce sceau parmi les exemplaires les plus anciens connus.
Le revers porte un monogramme cruciforme, type dominant dans la sigillographie paléobyzantine. La lecture lettre par lettre livre : Λ à gauche, ΟΥ au-dessus, Π en bas, et, à droite, une lettre de forme Δ que l'état de la gravure invite à corriger en Α : la combinaison Δ ne permettant aucune restitution cohérente, la confusion alpha/delta est un phénomène bien documenté dans la glyptique byzantine des premiers siècles, où les angles des lettres peuvent être mal serrés par le graveur. La lecture retenue est donc ΠΑΥΛΟΥ, génitif de Παῦλος, « de Paul ».
L'absence de titre ou de fonction sur ce sceau est pleinement cohérente avec les usages de la période proto- et paléobyzantine, où le seul nom en génitif suffit à identifier le propriétaire du document scellé. Le nom Παῦλος, d'origine latine (Paulus), est extrêmement répandu dans le monde byzantin à toutes les époque.
Fiche technique