• Vendu
Monnayage arabo-byzantin – Fals bilingue – Baalbek (Héliopolis) – RARE !
search
  • Monnayage arabo-byzantin – Fals bilingue – Baalbek (Héliopolis) – RARE !
  • Monnayage arabo-byzantin – Fals bilingue – Baalbek (Héliopolis) – RARE !
  • Monnayage arabo-byzantin – Fals bilingue – Baalbek (Héliopolis) – RARE !
Monnayage arabo-byzantin – Fals bilingue – Baalbek (Héliopolis) – RARE !
Monnayage arabo-byzantin – Fals bilingue – Baalbek (Héliopolis) – RARE ! Monnayage arabo-byzantin – Fals bilingue – Baalbek (Héliopolis) – RARE ! Monnayage arabo-byzantin – Fals bilingue – Baalbek (Héliopolis) – RARE !

Monnayage arabo-byzantin – Fals bilingue – Baalbek (Héliopolis) – RARE !

45,00 €
TTC

✦ Rare ✦

Vendu

🌍 Foreign customers — if you experience any difficulty placing an order, please feel free to contact me directly at cedric@bnumis.com — I'll be happy to assist.

A/ Deux empereurs debout de face, tenant à gauche un sceptre et à droite un globe crucigère

R/ HΛI+ – ΛOΛЄ (légende grecque corrompue) / légende arabe à l'exergue
Grand M surmonté d'une croix, Λ dessous ; légende grecque corrompue à gauche (HΛI+) et à droite (ΛOΛЄ) ; légende en arabe à l'exergue

Ø 18 mm ; Balance bnumis 4,44 g

Réf : Walker 35-41, Foss 60-62


Commentaire :

Ce follis arabo-byzantin bilingue constitue un témoignage de la transition monétaire qui suivit la conquête arabe de la Syrie et du Liban au VIIe siècle. Frappé à Baalbek – l'antique Héliopolis –, il illustre la politique de continuité monétaire adoptée par les premiers gouverneurs umayyades, qui maintinrent les types iconographiques byzantins tout en y introduisant progressivement des légendes arabes, assurant ainsi l'acceptabilité des espèces dans les circuits commerciaux locaux.

La face principale reproduit fidèlement le schéma impérial byzantin traditionnel : deux personnages debout de face, tenant les attributs du pouvoir – sceptre et globe crucigère. Cette iconographie, héritée des émissions de Constans II et de ses successeurs directs, continuait d'incarner la légitimité monétaire aux yeux des populations chrétiennes locales. Le revers, avec son grand M – valeur de 40 nummia – surmonté d'une croix et flanqué d'une légende grecque manifestement corrompue, reflète la dégradation progressive du modèle byzantin sous des graveurs plus familiarisés avec l'arabe qu'avec le grec. La présence simultanée des deux systèmes graphiques fait de ce type un document numismatique et linguistique de premier ordre.

L'atelier de Baalbek (Héliopolis) est l'un des centres d'émission les mieux documentés pour ce monnayage de transition. Sa production s'étend approximativement de 660 à 697, avant que la réforme monétaire d'Abd al-Malik ibn Marwan (696–698) ne mette fin à cette série au profit d'un monnayage purement islamique, aniconique et unilingue. Les exemplaires de cet atelier, répertoriés sous Walker 35-41 et Foss 60-62, sont activement recherchés par les collectionneurs de numismatique byzantine aussi bien que par les spécialistes des origines de l'Islam.

MONNAYAGE ARABO-BYZANTIN (c. 636 – 698)
À la suite de la conquête arabe de la Syrie et du Liban (636), les nouveaux gouverneurs umayyades perpétuèrent les types monétaires byzantins pour assurer la continuité économique dans les provinces nouvellement acquises. Ces émissions bilingues, mêlant grec et arabe, constituent une catégorie numismatique fascinante, à la croisée de deux civilisations. La réforme d'Abd al-Malik ibn Marwan, vers 696–698, mit fin à ce monnayage hybride, imposant un numéraire purement islamique qui allait définir la monnaie du monde musulman pour des siècles.

lp579-675

Fiche technique

Personnage
Arabo-Byzantin
Dénomination
Fals
Atelier
Héliopolis