Constantin X Doukas et Eudocia – Follis – Constantinople – Sear 1853
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Constantin X Doukas et Eudocia – Follis – Constantinople – Sear 1853
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Constantin X Doukas et Eudocia – Follis – Constantinople – Sear 1853

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Superbe patine noire. Belle qualité pour ce type !

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Date : 1059-1067

A/ +ЄM(MA)NOVHΛ
Christ se tenant de face sur un trône, portant un nimbe cruciforme, vêtu du pallium et du colobium, tenant le livre des Évangiles des deux mains ; dans le champ à gauche IC, à droite XC.

R/ ЄVΔK)AVΓ – +KωNTΔK
Eudocia Macrembolitissa à gauche et Constantin X barbu à droite, debout de face ; ils tiennent ensemble un labarum à croix posé sur trois marches ; chacun porte la couronne de loros et pose la main sur le cœur.

Ø 24 mm ; Balance bnumis 5.59 g

Réf : Sear 1853 – Sommer 52.6 – DOC 8


Commentaire :

Ce follis de Constantin X Doukas et d'Eudocia Macrembolitissa illustre avec éclat la théologie impériale byzantine telle qu'elle s'exprime au milieu du XIe siècle, où l'image sacrée et l'image dynastique s'articulent en un programme iconographique cohérent et délibéré.

Au droit, la légende +ЄM(MA)NOVHΛ — translittération du terme hébreu 'Immanu'el (« Dieu est avec nous »), emprunté au prophète Isaïe (VII, 14) et associé par la tradition chrétienne à l'incarnation du Christ — est en soi une affirmation théologique de premier ordre. Elle accompagne une représentation du Christ trônant, vêtu des habits liturgiques du pallium et du colobium, tenant les Évangiles : autant d'attributs qui en font à la fois le Pantocrator et le souverain céleste dont l'empereur terrestre n'est que le vicaire. Les sigles IC – XC dans le champ, abréviation du grec ΙΗΣΟΥΣ ΧΡΙΣΤΟΣ, ancrent l'image dans la tradition aniconique orientale tout en assurant l'identification sans ambiguïté.

Au revers, la composition du couple impérial est parfaitement symétrique et canonique : Constantin, barbu, en tenue de cérémonie avec le loros — ce long baudrier orné de pierreries, dérivé du triomphal romain — fait écho à l'impératrice couronnée à sa gauche. Le geste de la main posée sur le cœur est une convention iconographique de soumission au Christ et de piété, tandis que le labarum conjointement tenu — le signe militaire christianisé par Constantin Ier — affirme la continuité de l'idéologie impériale depuis le IVe siècle. Ce schéma à deux personnages flanquant un objet sacré central est caractéristique de la numismatique byzantine du XIe siècle et se retrouve avec des variantes chez les successeurs immédiats des Doukas.

La légende de revers ЄVΔK)AVΓ – +KωNTΔK constitue une abréviation dense des titulatures : ЄVΔOKIA AVΓOVΣTA et KωNSTANTINOΣ ΔЄΣΠΟTHΣ (ou AVΓOVΣTOΣ selon les exemplaires), confirmant que l'émission célèbre explicitement l'association dynastique du couple, fait remarquable dans l'histoire du monnayage impérial byzantin.

Atelier de Constantinople, seul atelier actif pour ce type selon le Dumbarton Oaks Catalogue (DOC 8). La référence Sommer 52.6 correspond au classement thématique des monnaies byzantines de bronze de cette période.

CONSTANTIN X DOUKAS (23/11/1059 – 23/05/1067)
Issu d'une grande famille aristocratique de Paphlagonie, Constantin Doukas succéda à Isaac Ier Comnène, qui abdiqua en sa faveur. Son règne est dominé par une politique délibérément favorable à l'aristocratie civile et à l'Église, au détriment de l'armée dont il réduisit massivement les effectifs et les ressources. Cette orientation, contestée de son vivant, fut lourde de conséquences : les Normands achevèrent la conquête de l'Italie du Sud byzantine, les Petchénègues ravagèrent les Balkans, et les Turcs Seldjoukides commencèrent leurs incursions profondes en Anatolie. Il épousa Eudocia Macrembolitissa, nièce du patriarche Michel Cérulaire, femme d'une intelligence et d'une énergie exceptionnelles. À la mort de Constantin en 1067, elle assura la régence pour leurs fils, avant d'épouser Romain IV Diogène — union qui allait conduire à la désastreuse défaite de Mantzikert en 1071, tournant décisif de l'histoire byzantine.

lp552-2

Fiche technique

Personnage
Constantin X
Dénomination
Follis
Atelier
Constantinople