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✦ top portrait du christ ! ✦
A/ IC – XC
Buste nimbé du Christ de face, barbu, portant tunique et himation. La main droite est levée devant la poitrine en geste de bénédiction, la main gauche tient le livre des Évangiles par-dessous. IC XC au-dessus des bras de la croix du nimbe ; point entouré de six rayons sous chaque bras de la croix, dans le champ à gauche et à droite.
R/ +MIXAHΛ BACIΛ O Δ (légende partiellement lisible : [MIXA]HΛ BACIΛ [O Δ])
Buste de Michel VII Doukas de face, barbu, portant le loros modifié avec pièce de col et couronne à croix sommitale et pendilia. Labarum dans la main droite, globus cruciger dans la main gauche.
Ø 27,57 mm ;
6,69 g
Réf : SB 1878
Exemplaire en bel état de conservation avec un top portrait du Christ, surfrappé sur un follis antérieur, comme il est fréquent pour les émissions de cette période. Les traces de la monnaie sous-jacente témoignent de la pratique courante de réutilisation des flans dans l'atelier de Constantinople au XIe siècle.
Ce follis anonyme de classe H (selon la classification de Grierson) reprend le type au buste du Christ de face au droit, type fondamental du monnayage de cuivre byzantin depuis la réforme de Jean Ier Tzimiskès (969-976). Le revers, en revanche, porte le buste impérial identifié par la légende MIXAHΛ BACIΛ O Δ — Michaèl basileus ho Doukas — qui permet une attribution certaine à Michel VII Doukas.
Le règne de Michel VII coïncide avec l'une des périodes les plus critiques de l'histoire byzantine. Son accession au trône intervient dans le sillage immédiat du désastre de Mantzikert (1071), où son prédécesseur Romain IV Diogène fut capturé par le sultan seldjoukide Alp Arslan. La perte progressive de l'Anatolie au profit des Turcs, conjuguée à des difficultés économiques internes, provoqua une dévaluation monétaire sensible. Le follis de cette époque, bien que de module encore respectable, reflète un monnayage en crise, produit dans un Empire en pleine contraction territoriale.
Le motif radié (point entouré de six rayons) placé sous les bras de la croix du nimbe christique constitue un élément décoratif caractéristique de cette émission, qui la distingue des classes anonymes antérieures.
MICHEL VII DOUKAS (1er octobre 1071 – 31 mars 1078)
Fils aîné de Constantin X Doukas et d'Eudocie Makrembolitissa, Michel VII fut d'abord écarté du pouvoir par le second mariage de sa mère avec Romain IV Diogène. Après la capture de ce dernier à Mantzikert en 1071, Michel accéda au trône avec l'appui de la famille Doukas et du tout-puissant eunuque Nicéphoritze, qui devint son principal ministre. Surnommé Parapinakès (« le quart-de-moins ») en raison de la diminution du poids des mesures de blé sous son règne, il fut incapable d'enrayer l'avancée turque en Anatolie ni de contenir les révoltes militaires. Confronté au soulèvement de Nicéphore Botaniatès, soutenu par l'aristocratie militaire, Michel VII abdiqua en mars 1078 et se retira dans un monastère, où il finit ses jours comme métropolite d'Éphèse.
Fiche technique