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A/ Cavalier avançant à gauche, tenant une lance en diagonale. Sujet indéterminé.
R/ Lisse.
Ø 14 mm ;
1,46 g
Tessère byzantine en plomb de petit module, à revers lisse, portant au droit la représentation d'un cavalier avançant à gauche et tenant une lance en diagonale. Le revers non frappé est une caractéristique que l'on rencontre sur certaines tessères de l'Antiquité tardive, où une seule face reçoit la frappe, l'autre restant brute de coulée ou intentionnellement lisse — pratique qui distingue ces objets des sceaux de bulle à deux faces systématiquement frappées.
L'iconographie du cavalier à la lance est l'une des plus anciennes et des plus persistantes du monnayage et de la glyptique de l'Antiquité tardive et du haut Moyen Âge byzantin. Sur les tessères et les sceaux, elle renvoie le plus souvent à la figure du saint cavalier — Georges, Théodore ou Démétrios étant les trois patrons militaires les plus fréquemment représentés sous cette forme dans la production byzantine — sans qu'il soit possible, en l'absence d'inscription ou d'attribut distinctif clairement lisible, d'identifier le sujet avec certitude. La lance tenue en diagonale est un attribut caractéristique du saint cavalier combattant, par opposition à la lance tenue verticalement qui peut signaler une posture triomphale ou de parade.
Le culte des saints cavaliers connaît une diffusion considérable dans l'Empire byzantin à partir du IVe siècle, en lien avec la christianisation de l'idéal militaire romain. Ces figures, dont la popularité est attestée aussi bien dans les provinces orientales que dans les Balkans et en Anatolie, deviennent des sujets iconographiques de prédilection sur les objets de plomb — tessères, amulettes, sceaux — destinés à la protection personnelle du porteur. La fonction précise de cette tessère reste indéterminée : jeton de reconnaissance, marque d'appartenance à un corps militaire ou à un atelier, ou objet à usage dévotionnel, les trois hypothèses sont compatibles avec ce type de production.
Le petit module — 14 mm, 1,46 g — et l'absence d'inscription nominative ou titulaire ne permettent pas d'attribuer cet objet à un propriétaire identifiable ni de le situer dans la hiérarchie administrative ou militaire de l'Empire.