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Sergios.  Sceau byzantin en plomb (Ø 18 mm, 5,38 g). VIIᵉ siècle.
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Sergios.  Sceau byzantin en plomb (Ø 18 mm, 5,38 g). VIIᵉ siècle.
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Sergios. Sceau byzantin en plomb (Ø 18 mm, 5,38 g). VIIᵉ siècle.

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A/ Champ divisé horizontalement en deux zones. Zone supérieure : demi-buste d'un saint (?) aux bras en forme d'ailes à plumes, accosté d'une croix à gauche et d'une croix à droite.
Zone inférieure : monogramme cruciforme ; E à gauche, N à droite, P au-dessus.
Lecture retenue : Εἰρήνη — « Eirène ».
Étoile à gauche du monogramme ; signe incertain à droite (croisette ?).

R/ Monogramme cruciforme ; E à gauche, C (sigma lunaire) à droite, O en bas, P surmontant V (= Υ) au-dessus.
Lecture  : Σεργίου — « de Sergios ».

Ø 18 mm ; Balance bnumis 5,38 g


Commentaire :

Pièce d'une iconographie remarquable. La division du champ en deux zones horizontales — buste ailé dans la partie supérieure, monogramme dans la partie inférieure — constitue un arrangement peu courant dans la sigillographie proto-byzantine du VIIᵉ siècle, à un moment charnière où la figuration de saints commence à se répandre sur les bulles de plomb sans avoir encore acquis les codes iconographiques canoniques des siècles suivants. Le type d'avers a néanmoins été reconnu comme déjà attesté en sigillographie, ce qui confirme qu'il s'agit d'un motif codifié et non d'une création singulière.

La figure du demi-buste aux bras en forme d'ailes à plumes, encadrée de deux croix, est d'identification incertaine. La représentation d'une figure céleste ou hagiographique dotée d'attributs ailés évoque en premier lieu, dans le corpus byzantin, le type de saint Jean-Baptiste en Ange du Désert (ὁ Ἄγγελος τῆς Ἐρήμου), fondé sur Matthieu 11,10 et figurant le Précurseur comme un messager céleste doté d'ailes. Ce type iconographique est attesté dans la peinture byzantine, où il connaît une diffusion progressive avant de s'épanouir pleinement à l'époque médio-byzantine et post-iconoclaste.

Le monogramme cruciforme de la zone inférieure livre le nom ЄIPHNH, sainte Irène, martyre vénérée en Orient dont le culte est particulièrement actif à Constantinople — la basilique Sainte-Irène est l'une des plus anciennes de la ville — et dans l'ensemble de l'espace byzantin. Si la figure ailée du registre supérieur s'avérait être un saint distinct, le droit associerait ainsi deux patrons sur une même face, composant un diptyque hagiographique qui reflèterait la dévotion personnelle du propriétaire. L'étoile à gauche du monogramme est un ornement apotropaïque récurrent sur les bulles proto-byzantines ; le signe incertain à droite, peut-être une croisette, s'inscrirait dans la même logique symbolique.

Le revers livre la marque d'appartenance sous la forme génitale Σεργίου, « de Sergios ». Le nom Σέργιος, d'origine latine (Sergius), connut une diffusion très large dans l'espace byzantin, favorisée notamment par le culte de saint Serge vénéré à Resafa-Sergioupolis (Syrie). Il est porté par une multitude de dignitaires, militaires et ecclésiastiques des VIᵉ–VIIIᵉ siècles. 

lp599-1702

Fiche technique

Sceau
Iconographique
Monogramme