Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.
search
  • Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.
  • Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.
  • Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.
  • Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.
Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.
Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle. Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle. Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle. Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.

Jean, métropolite (?) Sceau byzantin en plomb (Ø 19 mm, 7,25 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.

25,00 €
TTC Livraison rapide !
Encore en stock

🌍 Foreign customers — if you experience any difficulty placing an order, please feel free to contact me directly at cedric@bnumis.com — I'll be happy to assist.

A/ Dans un cercle de feuillage, buste de la Vierge nimbée de face, portant devant elle un médaillon contenant le Christ bénissant ; croix de chaque côté.

R/ Dans un cercle de feuillage, monogramme cruciforme. Branche gauche : Μ et Ν ligaturés (Ν dans Μ) ; branche droite : Η et Ρ ligaturés ; branche inférieure : Λ et ω ligaturés sous un Π ; branche supérieure : Τ soutenant ΟΥ. Lecture retenue : Ἰωάννου μητροπολίτου. La lecture de la branche inférieure demeure incertaine en raison du trou du canal ; les lettres conservées rendent μητροπολίτου de loin la plus probable des interprétations.

Ø 19 mm ; Balance bnumis 7,25 g


Commentaire :

Gravure de très bon style !

Le revers est occupé par un monogramme dont la décomposition lettre par lettre permet de restituer la légende Ἰωάννου μητροπολίτου. Les quatre branches du monogramme se répartissent les éléments constitutifs des deux mots : la branche gauche livre Μ et Ν en ligature (le Ν inscrit à l'intérieur du Μ) ; la branche droite, Η et Ρ ligaturés ; la branche supérieure, Τ soutenant la ligature ΟΥ ; la branche inférieure, Λ et ω ligaturés sous un Π. Cette organisation distribue les lettres des deux termes — nom et titre — sur l'ensemble de la croix, conformément à la pratique habituelle des monogrammes cruciformes de la période haute, qui combinent souvent dans un seul signe graphique les éléments identifiants du propriétaire du sceau.

La lecture de la branche inférieure doit être signalée comme partiellement incertaine. Le trou du canal d'emboîtage, qui traverse le flan à cet endroit, a endommagé ou masqué une partie des traits inférieurs du monogramme, rendant la décomposition de cette branche moins assurée que celle des trois autres. Néanmoins, les lettres conservées — Π, Λ, ω — sont pleinement cohérentes avec la restitution μητροπολίτου, qui représente de loin la lecture la plus vraisemblable parmi les titulatures ecclésiastiques commençant par ces éléments. Aucune autre fonction ou titre attesté dans la sigillographie de cette période ne s'accorde aussi bien à la constellation de lettres identifiées sur les quatre branches.

L'anthroponyme Ἰωάννης est, avec Νικόλαος et Γεώργιος, l'un des noms les plus fréquemment portés dans la prosopographie ecclésiastique byzantine. Sa popularité découle directement du culte de saint Jean l'Évangéliste et de saint Jean-Baptiste, omniprésents dans la dévotion orientale. On ne saurait donc, sur la seule base onomastique, rattacher ce sceau à un individu précis ni à un siège métropolitain particulier en l'absence d'autres éléments distinctifs.

Le titre de métropolite (μητροπολίτης) désigne, dans l'organisation ecclésiastique byzantine, l'évêque d'une ville métropole de province, dont relevaient plusieurs évêques suffragants. Le métropolite siégeait au sommet de la hiérarchie provinciale, au-dessous du patriarche mais au-dessus des évêques simples. Ce rang, codifié dès les conciles du IVe siècle et consolidé par la législation justinienne, conférait à son titulaire des prérogatives importantes : présidence des synodes provinciaux, supervision des élections épiscopales, représentation de l'Église locale devant les autorités civiles et patriarcales. La présence du titre au génitif dans le monogramme — μητροπολίτου — témoigne de la formule standard de désignation sigillographique, où le propriétaire s'identifie par son prénom et sa fonction tous deux au génitif, sans autre précision de siège.

Ce sceau s'inscrit dans la longue série des sceaux ecclésiastiques protobyzantins à monogramme cruciforme, dont la sigillographie du VIe–VIIe siècle offre de nombreux exemples. La combinaison du type Nikopoios au droit, du cercle de feuillage, et d'un monogramme intégrant une titulature ecclésiastique complexe le classe parmi les productions les plus soignées de cette période, reflétant le rang éminent de son propriétaire dans la hiérarchie de l'Église byzantine.

lp594-1688

Fiche technique

Sceau
Iconographique
Monogramme
Office
Métropolite