- Nouveau
✦ top en main ! ✦
A/ Dans un cercle de grènetis, inscription sur deux lignes, précédée d'une croisette : +ΓΡΑ|ΦΗ — γραφὴ.
R/ Dans un cercle de grènetis, inscription sur trois lignes : ΜΗ|ΝV|ΕΙ — μηνύει.
γραφὴ μηνύει : « la lettre révèle (l'expéditeur) »
Ø 16,8 mm ;
4,93 g
Réf : Dumbarton Oaks,BZS.1955.1.4072 (parallèle).
Ce petit sceau en plomb du XIe siècle appartient à une catégorie bien connue de la sigillographie byzantine : les sceaux anonymes à inscription formulaire. La légende γραφὴ μηνύει, que l'on peut traduire par « la lettre révèle (l'expéditeur) », constitue une formule récurrente sur les bulles destinées à sceller de la correspondance dont l'identité de l'émetteur était présumée connue du destinataire ou se déduisait du contenu même de la missive.
Ce type de sceaux anonymes, dépourvus de tout élément onomastique ou iconographique, se rencontre principalement aux Xe–XIe siècles. Leur usage reste discuté : certains chercheurs y voient des bulles à vocation privée, tandis que d'autres proposent un emploi dans un cadre semi-officiel où l'anonymat de l'expéditeur relevait d'une convention épistolaire.
L'exemplaire présent, de petit module (Ø 16,81 mm), offre une gravure soignée, répartie de manière équilibrée entre les deux faces. La bordure de grènetis encadrant les inscriptions sur chaque face est un trait typique de la production sigillographique de cette période. Un parallèle direct est conservé à Dumbarton Oaks sous le numéro d'inventaire BZS.1955.1.4072.
Fiche technique