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✦ poids double ✦
Antoninien frappé à Rome vers 265-266, au cours de la cinquième émission du monnayage de Salonine au nom de Gallien seul.
A/ SALONINA AVG
Buste diadémé et drapé de Salonine à droite, vu de trois quarts en avant, posé sur un croissant.
R/ FECVNDITAS AVG
Fecunditas (la Fécondité) drapée debout à gauche, tenant une corne d'abondance de la main gauche et tendant la main droite à un enfant placé devant elle. Sans marque d'officine.
Ø 21-22 mm ;
4,89 g
Réf : MIR 36, 579aa
Antoninien frappé à Rome vers 265-266, au cours de la cinquième émission du monnayage de Salonine au nom de Gallien seul. Cet exemplaire se distingue par un poids tout à fait exceptionnel de 4,89 g, soit pratiquement le double du poids habituel des antoniniens de cette période, qui oscille généralement entre 2,50 et 3,00 g. Un tel surpoids est remarquable et pourrait indiquer un flan préparé hors norme, voire un coin monétaire utilisé pour une frappe de prestige. Ce type de phénomène reste rare et suscite toujours l'intérêt des spécialistes.
L'absence de marque d'officine au revers rend cette variante un peu moins commune que les exemplaires marqués.
Le type de Fecunditas, la personnification de la Fécondité, est un thème privilégié du monnayage de Salonine. Fecunditas y est représentée dans une scène maternelle, tendant la main à un enfant, tout en tenant une corne d'abondance, symbole de prospérité. Ce revers constitue un message dynastique clair : il met en valeur le rôle de Salonine comme mère de la lignée impériale — elle donna à Gallien au moins deux fils, Valérien II et Salonin, tous deux élevés au rang de césar. Dans un contexte d'usurpations permanentes, l'affirmation de la continuité dynastique revêt une importance politique considérable. Le choix de ce type participe pleinement de la propagande impériale visant à légitimer la maison de Gallien.
SALONINE (Augusta, 254 – 268)
Cornelia Salonina, épouse de Gallien, reçut le titre d'augusta probablement dès 254, lors de l'association de son époux au pouvoir par Valérien Ier. Elle donna à Gallien au moins deux fils : Valérien II, nommé césar vers 256 et mort en 258, et Salonin (Salon), élevé au césarat et assassiné par Postume à Cologne en 260. Salonine est souvent associée à des vertus féminines sur le monnayage — Fecunditas, Pudicitia, Pietas — qui véhiculent l'image d'une impératrice garante de la stabilité dynastique. Certaines sources la rattachent à des cercles philosophiques grecs, en particulier au néoplatonisme de Plotin, que Gallien admirait. Salonine disparaît des sources après l'assassinat de Gallien en septembre 268. Son sort demeure incertain, mais elle fut vraisemblablement éliminée ou reléguée par les nouveaux maîtres de l'empire.
Fiche technique