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Thomas. Sceau byzantin en plomb (Ø 23 mm, 8,28 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.
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Thomas. Sceau byzantin en plomb (Ø 23 mm, 8,28 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.
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Thomas. Sceau byzantin en plomb (Ø 23 mm, 8,28 g). VIᵉ–VIIᵉ siècle.

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A/ Dans une couronne de feuillage, monogramme cruciforme invocatif : ΘΕΟΤΟΚΕ ΒΟΗΘΕΙ — « Mère de Dieu, viens en aide [à ton serviteur] ».

R/ Dans une couronne de feuillage, monogramme cruciforme onomastique formé de quatre lettres disposées sur les bras de la croix : Μ à gauche, Θ en haut, Α à droite, Ω en bas — lecture développée : ΘΩΜΑ, génitif de Θωμᾶς (Thomas).

Ø 23 mm ; Balance bnumis 8,28 g


Commentaire :

Sceau des VIe–VIIe siècles présentant une composition symétrique et soignée, organisée autour de deux monogrammes cruciformes encadrés chacun d'une couronne de feuillage. Cette disposition bilatérale — invocation mariale au droit, nom du propriétaire au revers — constitue l'une des formules les plus caractéristiques de la sigillographie byzantine de la période protobyzantine.

Le droit accueille le monogramme cruciforme invocatif Θεοτόκε βοήθει (« Mère de Dieu, viens en aide »), formule dont la diffusion dans le corpus sigillographique s'amorce au VIe siècle et qui connaît une très large adoption au VIIe siècle. La couronne de feuillage qui l'encadre est un motif décoratif bien attesté à cette période, conférant à la pièce un aspect solennel sans surcharge iconographique.

Le revers porte un monogramme cruciforme onomastique dont les quatre branches portent les lettres Θ, Ω, Μ, Α, lues en développé ΘΩΜΑ, génitif de Θωμᾶς. Ce type de monogramme dit « en croix » ou « cruciforme simple », où chaque bras accueille une lettre, est l'une des formes les plus épurées du monogramme onomastique byzantin. La présence du génitif est conforme à l'usage sigillographique — le sceau désignant l'objet « de » son propriétaire — et permet d'identifier sans ambiguïté le titulaire : Thomas.

Le nom Θωμᾶς, d'origine araméenne (תּוֹמָא, tōmā, « jumeau »), est répandu dans tout l'Empire byzantin, sans distinction de rang social ni de fonction. L'absence de titre dans la légende ne permet pas de préciser la condition du propriétaire. Il pourrait s'agir aussi bien d'un laïc que d'un ecclésiastique, le recours à la formule invocative mariale n'étant pas réservé à un milieu particulier à cette époque.

lp628-3

Fiche technique

Sceau
Monogramme