A/ Dans un cercle de grènetis, inscription en trois lignes : ΙΩΑ / ΝΝ / [ΟΥ] — Ἰωάννου, génitif de Jean.
R/ Dans un cercle de grènetis, inscription en trois lignes : CTPA / THΛA / TOV — στρατηλάτου, génitif de stratelates.
Ἰωάννου στρατηλάτου.
(Sceau de) Jean, stratelates.
Ø 20 mm ;
10 g
Sceau de qualité remarquable, présentant une conservation exceptionnelle pour une pièce de cette période. La légende bipartite — le nom au droit, la fonction au revers — est caractéristique du type le plus ancien de la sigillographie byzantine proto-médiévale, attesté principalement aux VIe et VIIe siècles, avant la généralisation des formules en croix ou des monogrammes cruciformes.
Le titre de στρατηλάτης (stratelates) désigne au sens propre un « commandant d'armée » ; c'est l'un des grades militaires les plus élevés de l'administration romano-byzantine tardive et de la première période byzantine. Le terme est issu du grec στρατός (armée) et ἐλαύνω (conduire, mener). Sous Justinien Ier et ses successeurs, les stratelates commandaient les grandes unités de campagne sur les frontières orientale et balkanique de l'Empire.
Le nom Ἰωάννης (Jean) est l'un des anthroponymes les plus fréquents dans la prosopographie byzantine, ce qui rend l'identification individuelle impossible sans sources complémentaires. L'abréviation de la troisième ligne au droit — [ΟΥ] en partie lacunaire — est cohérente avec la forme génitive attendue (Ἰωάννου), confirmant la lecture. La répartition de la légende en syllabes régulières sur trois lignes témoigne d'un travail de gravure soigné.
Fiche technique