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Pendentif en plomb, période romano-byzantine tardive
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Pendentif en plomb, période romano-byzantine tardive
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Pendentif en plomb, période romano-byzantine tardive

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Pendentif en plomb, période romano-byzantine tardive

Plomb coulé. Plaquette rectangulaire munie d'une bélière de suspension intégrée, venue de fonte, portant sur la face principale la lettre Α (alpha) en relief. Revers lisse et anépigraphe.

Ø 17 mm ;  2,62 g


Commentaire :

Cet objet se présente sous la forme d'une petite plaquette en plomb coulé, dotée d'une bélière de suspension ménagée directement à la coulée — ce qui implique une conception dès l'origine comme objet destiné à être porté ou accroché, et non comme un sceau ou un poids posé.

La face principale porte une unique lettre Α (alpha) en relief, sobrement exécutée, dans un champ légèrement déprimé. Le revers est parfaitement lisse et anépigraphe.

L'interprétation la plus probable pour ce type d'objet est celle d'un pendentif à caractère amulétique ou symbolique. La lettre alpha occupe dans la tradition chrétienne une place de premier rang : associée à l'oméga, elle constitue l'une des formules eschatologiques les plus récurrentes du christianisme tardo-antique et byzantin, fondée sur Apocalypse 1, 8 (« Je suis l'Alpha et l'Oméga, dit le Seigneur Dieu »). Un pendant portant le seul alpha — sans son pendant graphique — peut relever de productions votives ou amulétiques où la lettre seule suffisait à évoquer l'ensemble du symbole, en vertu d'un principe abréviatif bien attesté dans la glyptique et le métal byzantin. La forme en plaquette suspendue, légère, en plomb, est cohérente avec une production populaire de petit mobilier religieux ou prophylactique.

D'autres fonctions ne peuvent être formellement écartées : la lettre pourrait être une initiale onomastique (étiquette d'appartenance, jeton d'identification), ou éventuellement un numéral grec (Α = 1) sur un petit jeton de comptabilité. Le revers lisse et la faiblesse du poids (2,62 g) ne permettent pas de rattacher l'objet à la série des poids byzantins standards, dont les dénominations documentées ne correspondent pas à cette valeur. L'hypothèse de l'étiquette ou tessère de marchandise reste possible mais moins économique pour rendre compte de la bélière coulée, qui est plus naturellement associée à un port sur le corps ou sur un vêtement.

Il convient de noter, pour les lecteurs familiers de la sigillographie byzantine, que la morphologie de cet objet exclut formellement l'identification à un sceau de plomb (molybdobulle) : celui-ci est frappé entre les matrices d'un boulloterion sur un flan discoïde traversé par un canal interne pour le lien, sans bélière coulée, et présente systématiquement une légende ou iconographie sur les deux faces. Aucune de ces caractéristiques n'est ici réunie.

Provenance
Cet objet, comme certains autres présentés dans ce cabinet de curiosités, a été acquis légalement en Allemagne auprès de vendeurs professionnels et est accompagné d’une facture. Cette provenance garantit une circulation conforme au cadre légal européen et permet d’éviter toute ambiguïté liée à la législation française particulièrement stricte en matière de détection de métaux. Il s’agit exclusivement d’une pièce issue du marché légal de l'art et des antiquités.
lp594-1724