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Chaton de bague byzantine en alliage cuivreux, gravé d'un lion bondissant à gauche
Alliage cuivreux. Chaton de forme rectangulaire à angles arrondis, détaché de son anneau (ou conçu comme élément autonome). Décor en relief frappé ou gravé en creux, profond et lisible, représentant un quadrupède dynamique progressant vers la gauche. Patine vert-gris uniforme, remplissage terreux ocre dans les creux du relief.
11mm ; 0,78 g
Le chaton porte la figure d'un quadrupède saisi en mouvement, le corps tendu, les pattes antérieures projetées vers l'avant et les postérieures fléchies dans une attitude de bond ou de course. La queue, longue et fine, se relève en S au-dessus de la croupe, dans une convention iconographique parfaitement attestée pour la représentation du lion en marche dans l'art byzantin. Quelques incisions linéaires sur la nuque et l'encolure sont compatibles avec la suggestion stylisée d'une crinière, sans toutefois constituer un marqueur sexué entièrement explicite ; le caractère schématique de la facture, propre aux productions moulées en alliage cuivreux, impose la prudence quant à l'identification spécifique.
L'iconographie du lion occupe une place importante dans le répertoire byzantin. À la fois héritier de traditions tardo-antiques et orientales (notamment sassanides), le lion y est un symbole polysémique : marqueur d'autorité et de puissance, signe apotropaïque destiné à écarter le mal, et figure à connotation christologique (le Lion de Juda d'Apocalypse 5, 5). On le rencontre indifféremment sur des sceaux, des bagues sigillaires, des appliques et des éléments de mobilier liturgique ou domestique. Sa présence sur un chaton de bague, où le relief est suffisamment profond pour fonctionner comme matrice d'impression, plaide pour un usage à la fois sigillaire et identitaire : la bague marquait son propriétaire et authentifiait éventuellement ses missives ou ses scellés.