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✦ Rare monogramme ✦
A/ Dans une bordure de couronne de laurier, buste nimbé accosté de deux petites croix latérales (crucifères).
R/ Monogramme cruciforme atypique : Θ losangé central, Τ surmonté d'une ligature ΟΥ au sommet, Α inscrit dans Δ surmonté d'un ω en bas, ΓΡ ligaturé à gauche, Ε à droite.
Lecture probable : ΘΕΟΔΩΡΟΥ ΥΠΑΤΟΥ (?) — Θεοδώρου ὑπάτου, « de Théodore, hypatos ».
Ø 20 mm ;
10,07 g
Réf : Cf. Cheynet, coll. Eildestein, n° 3.15 (inv. AE 186) — parallèle typologique.
Sceau byzantin du VIIᵉ siècle se rattachant à un type peu fréquent dans le corpus connu. Le revers présente un monogramme cruciforme atypique combinant nom et dignité dans une disposition compacte. La lecture du nom — Θεοδώρου, « de Théodore » — paraît assurée par la disposition des lettres ; la lecture de la dignité demeure en revanche incertaine. La solution ὑπάτου (hypatos) suppose l'identification des trois lettres complémentaires Α, Π et Τ ; en alternative, la présence éventuelle d'un Ν inscrit dans le Π à gauche — non assurée en raison de l'usure du flan — orienterait vers la lecture plus courante ἀπὸ ὑπάτων.
La dignité d'hypatos, dignité sénatoriale héritière du consulat tardo-antique, semble réapparaître au milieu du VIIᵉ siècle avant de perdre rapidement de sa valeur. Si l'on retient cette lecture, le sceau serait postérieur à la prise de Césarée par les Arabes (638) ; la lecture alternative apo hypatōn élargirait l'éventail chronologique vers la première moitié du siècle.
Le présent exemplaire constitue un parallèle typologique du sceau Cheynet, coll. Eildestein, n° 3.15 (inv. AE 186), sans qu'il soit possible d'établir avec certitude leur provenance d'un même boulloterion.
Fiche technique