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Follis frappé à Syracuse sous Léon V l'Arménien et Constantin (813-820)
A/ L (à gauche) – EO ✶ (à droite)
Buste couronné de face de Léon V, portant le loros et une courte barbe, tenant une croix potencée.
R/ KONCT ; C – I dans le champ
Buste couronné de face de Constantin, imberbe, portant la chlamyde, tenant un globe crucigère.
21 × 20 mm ;
3,33 g
Réf : SB 1636 ; DOC 17.
Ce follis de l'atelier de Syracuse porte au droit le buste de Léon V l'Arménien, identifié par la légende abrégée L – EO accompagnée d'une étoile, et au revers celui de son fils Constantin, co-empereur, désigné par les lettres KONCT et C – I. Cette disposition des légendes en lettres isolées de part et d'autre du buste est caractéristique des productions de l'atelier sicilien, qui se distingue nettement du style de Constantinople par son exécution plus fruste et ses flans souvent irréguliers.
Léon V est étroitement associé à la reprise de la politique iconoclaste : en 815, il réunit un concile qui rétablit l'interdiction du culte des images, ouvrant la seconde période d'iconoclasme byzantin (815-843). Parallèlement, il associa son fils Constantin au pouvoir, comme en témoigne le revers de ce follis. L'atelier de Syracuse, dernière place forte byzantine de Sicile, maintint une production monétaire régulière jusqu'à la prise de la ville par les Aghlabides en 878.
LÉON V L'ARMÉNIEN (11 juillet 813 – 25 décembre 820)
Léon V accéda au trône après la défaite catastrophique de Michel Ier Rhangabé face aux Bulgares à la bataille de Versinikia (juin 813). Militaire compétent, il parvint à contenir la menace bulgare et conclut une trêve de trente ans avec le khan Omourtag en 815. La même année, il rétablit l'iconoclasme, ouvrant la seconde crise des images. Assassiné le jour de Noël 820 dans la chapelle du palais impérial par des partisans de Michel l'Amorien, il fut remplacé par ce dernier, fondateur de la dynastie amorienne.
Fiche technique