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A/ Dans un cercle de feuillage, monogramme cruciforme : à gauche, Θ ; à droite, Ε ; en bas, Δ ; en haut, ligature ΟΥ, le Ο formant également Ρ avec le fût vertical de la croix. Lecture : Θεοδώρου, « de Théodore ».
R/ Dans un cercle de feuillage, monogramme cruciforme : ligature ΕϹ à gauche ; Κ à droite ; Π en bas ; ligature ΟΥ en haut. Lecture : ἐπισκόπου, « de l'évêque ».
Ø 24 mm ;
12,63 g
Sceau protobyzantin des VIᵉ–VIIᵉ siècles portant au droit et au revers deux monogrammes cruciformes inscrits dans un cercle de feuillage, dispositif caractéristique des productions sigillographiques de la haute époque byzantine. La répartition de la légende sur les deux faces — nom au droit, fonction au revers — est une convention bien attestée pour les sceaux épiscopaux de cette période. Le droit développe le nom Θεοδώρου (génitif de Θεόδωρος, « Théodore », composé de θεός et δῶρον, « don de Dieu »), l'un des anthroponymes les plus répandus dans le monde byzantin. La ligature du Ο avec le fût vertical de la croix pour former simultanément le Ρ constitue un trait de construction monogrammique caractéristique de la période protobyzantine, témoignant d'un lapicide expérimenté. Le revers développe ἐπισκόπου (génitif d'ἐπίσκοπος, « évêque »), sans précision du siège épiscopal, ce qui est habituel à cette haute époque où la titulature sigillographique épiscopale reste souvent abrégée. L'absence de siège ne permet pas d'identification géographique ou prosopographique.
Fiche technique