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A/ Saint Théodore, nimbé, debout de face, en habit militaire. Environ un quart du sceau conservé.
R/ Inscription lacunaire sur plusieurs lignes, dont ne subsistent que quelques séquences : […]
ΦΡΑ[…]
[ΒΑϹ]ΙΛΕΙ[…]
[…]Η Ϗ Α[…], se lisant [σ]φρα[γὶς] [Βασ]ιλείου [βέσ]τῃ (?) καὶ ἀ[νθυπάτῳ (?)] — « Sceau de Basile, vestès (?) et anthypatos (?) ».
Seule la séquence σφραγὶς Βασιλείου est assurée ; le développement des titres reste hypothétique en raison de l'état fragmentaire du champ (S = abréviation du καί).
Ø 15 mm ;
4,63 g
Sceau byzantin du XIᵉ siècle, conservé à l'état de fragment — environ un quart de la matrice originale — ce qui explique l'état lacunaire des deux faces. Le droit présente saint Théodore, saint militaire éponyme ou patron du sigillant, debout de face, nimbé et vêtu de l'habit militaire caractéristique des représentations des saints stratiotes dans la sigillographie médio-byzantine. En l'absence des attributs identifiants (lance, bouclier, épée), la distinction entre saint Théodore Tiron et saint Théodore Stratélate ne peut être établie.
La légende du revers relève de la formule σφραγίς, apparue dans la sigillographie byzantine à la fin du Xᵉ siècle et devenue courante au XIᵉ, notamment sur les sceaux de dignitaires civils et militaires. Le seul élément assuré est la séquence σφραγὶς Βασιλείου — « sceau de Basile » — le nom du titulaire étant lisible sans ambiguïté sur la troisième ligne conservée.
Les lignes suivantes portent la titulature du personnage. La combinaison βέστης (vestès) et ἀνθύπατος (anthypatos) est un cumul de dignités bien attesté au XIᵉ siècle : le vestès désigne un dignitaire de rang moyen à supérieur, associé au vestiaire impérial ; l'anthypatos, hérité de la dignité tardo-antique, est un titre honorifique de haut rang, couramment associé au patriciat ou au rang de patrice-anthypatos. L'association des deux caractérise typiquement des fonctionnaires du milieu du XIᵉ siècle. La lecture précise reste toutefois conditionnée à l'état fragmentaire de la légende et doit être maintenue au conditionnel.
Le nom Βασίλειος, très largement répandu dans l'onomastique byzantine du XIᵉ siècle, ne permet aucune identification prosopographique en l'absence d'un élément distinctif supplémentaire (nom de famille, fonction précise, cadre géographique).