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Nummus frappé pour Théodose II (402–450 apr. J.-C.), atelier indéterminé
A/ [D N ] THEODOSIVS P F AVG
Buste de Théodose II, diadémé de perles, drapé et cuirassé, à droite.
R/ Anépigraphe
Croix insérée dans une couronne.
Ø 11,8 mm ;
1,2 g
Réf. : RIC 451
Superbe portrait pour ce type, particulièrement soigné ici, avec une belle patine ; les exemplaires de cette série de nummi théodosiens sont très fréquemment usés ou mal centrisés, ce qui rend les exemplaires au portrait net et bien venu de frappe nettement plus recherchés.
La marque d'exergue n'est pas lisible sur cet exemplaire, ce qui ne permet pas d'attribuer l'atelier avec certitude.
L'iconographie du revers est d'une concision théologique remarquable : la seule croix inscrite dans une couronne de victoire synthétise à elle seule le programme idéologique de l'empire chrétien tardo-antique. La couronne — attribut triomphal hérité de la tradition påienne — est ici convertie en cadre sacré qui couronne non plus un exploit militaire mais le signe chrétien lui-même. Cette série s'inscrit dans le règne d'un empereur connu pour sa piété profonde et son rôle de premier plan dans les controverses théologiques de son temps, notamment les crises nestorienne et eutychienne.
THÉODOSE II (10 avril 401 – 28 juillet 450)
Fils d'Arcadius et d'Aelia Eudoxie, Théodose II est proclamé Auguste dès le 10 janvier 402, alors qu'il n'a pas encore un an. Il règne sur la partie orientale de l'Empire pendant près de cinquante ans, d'abord sous la tutelle de sa sœur Puléchie, habile régente de 414 à 421. Son règne est marqué par deux réalisations majeures : la codification du droit romain dans le Codex Theodosianus (438), premier recueil officiel des constitutions impériales depuis Constantin, et la construction des remparts théodosiens de Constantinople (413), triple enceinte fortifiée qui protégera la capitale jusqu'en 1453. Profondément chrétien — ses contemporains le surnommaient le Calligraphe pour sa dévotion à recopier les textes sacrés — il présida aux conciles d'Éphèse (431 et 449) et aux controverses nestorienne et eutychienne qui déchiraient l'Église orientale. Il mourut des suites d'une chute de cheval le 28 juillet 450, sans avoir désigné de successeur mâle ; Marcien lui succéda en épousant sa sœur Pulchérie.
Fiche technique