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A/ Dans un cercle linéaire, aigle aux ailes déployées, tête tournée à droite.
R/ Dans un cercle linéaire, monogramme en bloc : un Η central portant dans sa traverse un V ligaturé à un Α, lui-même incluant un Μ. La jambe gauche du Η est ligaturée avec un Ρ, lequel soutient un Τ ; la jambe droite est ligaturée avec un Κ.
Lecture : μιχαὴλ πατρικίου — Michel, patrice.
Ø 24,6 mm ;
25,9 g
Le droit de ce sceau présente un aigle aux ailes déployées, tête tournée à droite, dans un cercle linéaire. Ce motif héraldique, hérité de la tradition impériale romaine, apparaît sur les sceaux de hauts dignitaires de la période protobyzantine ; il constitue l'un des éléments iconographiques les plus distinctifs de la sigillographie du VIᵉ siècle.
Au revers, le monogramme en bloc de type en bloc est caractéristique de la production sigillographique byzantine des Vᵉ-VIIᵉ siècles, antérieure à la généralisation du monogramme cruciforme. Sa structure s'organise autour d'un Η axial, dans lequel s'inscrivent les lettres Α, X et Μ, tandis que les ligatures latérales développent Ρ, Τ et Κ, permettant de lire μιχαὴλ πατρικίου — Michel, patrice.
Le patrikios (πατρίκιος, en latin patricius) est, au VIᵉ siècle, l'une des plus hautes dignités de l'Empire, conférée directement par l'empereur. Rang purement honorifique à cette époque, elle distingue les grands serviteurs de l'État et les membres de l'élite sénatoriale. Son attribution à un Michel indique un personnage de premier plan dans l'entourage impérial protobyzantin.
Le prénom Μιχαήλ, d'origine hébraïque, est attesté en Byzance dès le VIᵉ siècle, mais ne connaîtra sa véritable expansion onomastique qu'à partir du IXᵉ siècle, avec le règne de Michel III ; sa présence ici en fait un témoignage prosopographique précoce et notable.
Fiche technique