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Hémidrachme en argent frappé à Césarée de Cappadoce sous Néron (c. 63)
A/ NERO CLAVD DIVI CLAVD F CAESAR AVG GERMANI
Tête laurée de Néron à droite.
R/ ARME – NIAC
Nikè drapée avançant à droite, tenant une couronne de la main droite et une palme de la main gauche.
Ø 13,65 mm ;
1,65 g
Réf : RPC I, 3644 ; RIC I, 616 ; Sydenham, Caesarea 81 ; RSC 32
Bel exemplaire, plus flatteur en main qu'en image, une qualité que les amateurs de monnaies provinciales argentées reconnaîtront !
Cet hémidrachme est une pièce à forte charge historique. La légende ARMENIAC — « [victoire] arménienne » — renvoie directement aux campagnes victorieuses menées entre 58 et 63 apr. J.-C. par le général Gnaeus Domitius Corbulo contre les Parthes pour le contrôle de l'Arménie. C'est la première fois dans l'histoire du monnayage romain que le nom de l'Arménie apparaît sur une monnaie. Nikè avançant, tenant couronne et palme, personnifie cette victoire militaire que Néron s'attribuait, bien que les succès sur le terrain fussent l'œuvre de Corbulo. La monnaie fut frappée à Césarée de Cappadoce, atelier provincial de premier plan dans cette région stratégique au contact de la Parthie. Le Roman Provincial Coinage répertorie 20 exemplaires de ce type pour RPC 3644, frappés sur 17 coins de droit différents — une production limitée qui en fait une émission peu commune sur le marché.
NÉRON (13/10/54 – 9/06/68)
Lucius Domitius Ahenobarbus, adopté par Claude sous le nom de Nero Claudius Caesar, régna de 54 à 68. Les premières années de son principat, marquées par l'influence de Sénèque et du préfet Burrus, furent relativement stables. Sa mère Agrippine, dont l'emprise devenait encombrante, fut assassinée sur son ordre en 59. L'incendie de Rome (64) et la persécution des chrétiens qui s'ensuivit, la conjuration de Pison (65), la mort forcée de Sénèque et de Lucain, la proclamation de « la liberté de la Grèce » (67) — les dernières années furent celles d'un pouvoir de plus en plus erratique. Abandonné par l'armée et le Sénat, Néron se suicida le 9 juin 68. En 66, il avait accueilli à Rome le roi Tiridate d'Arménie pour une cérémonie de couronnement fastueux, consacrant la paix avec les Parthes — dernier éclat diplomatique d'un règne qui s'achèvait dans la débâcle.
Fiche technique