A/ Monogramme en bloc composé des lettres Α Χ Ι Τ Ι Ο Υ Π. Le Α central domine la structure avec le Π ; sous ce A apparaît un Χ net, intentionnel et parfaitement formé, caractère totalement absent sur les exemplaires habituels de cette série.
Ces derniers, aussi coniques et de plus grand module, lisent ordinairement ΑΙΤΙΟΥ ὙΠΑΤΟΥ, lecture qui a conduit à l’interprétation courante « Aetios, hypatos ». Ici, la présence du Χ modifie radicalement la configuration du monogramme : elle supprime l’obstacle majeur qui empêchait jusqu’ici de retenir la lecture fonctionnelle ἐπάρχου, hypothèse proposée par Lichačev et Claudia Sode mais rejetée faute du Χ attendu.
L’exemplaire appartient en outre à un module plus petit et sans croix ,donc morphologiquement et iconographiquement distinct des types standard très communs sans Χ.
R/ Conique.
Ø 14/17 mm ;
6,11 g
Cet exemplaire se distingue clairement des sceaux coniques tardifs très répandus, généralement lus comme « Aetios, hypatos », en raison de son module plus petit, de sa morphologie non conique et surtout de la présence d’un Χ, lettre absente des exemplaires standard. Ce détail paléographique, exceptionnel pour cette série, rouvre la possibilité d’une lecture fonctionnelle ἐπάρχου, proposée avant d’être rejetée faute des lettres nécessaires. Un tel sceau relèverait alors d’un office — celui de l’éparque de Constantinople — plutôt que d’un individu, ce qui en ferait un cachet administratif transmis entre titulaires successifs. Pièce d’un grand intérêt pour l’histoire des pratiques sigillographiques et pour l’étude de l’administration urbaine byzantine.
Fiche technique