A/ Buste nimbé de saint Nicolas de face, bénissant de la main droite et tenant de la main gauche le Livre des Évangiles. Légende disposée en plusieurs segments : Θ / NI / K-Λ / AO / C.
R/ Légende fragmentaire : KER,Θ, / HE ...M / .... Lecture très partielle et incertaine, le texte étant fortement usé ; seules quelques séquences demeurent discernables.
Ø 19 mm ;
8,80 g
Très belle qualité du métal ! le sceau provient d'une ancienne collection.
Sceau iconographique du XIᵉ siècle, typique des productions consacrées aux grands saints protecteurs. Le revers, très usé, conserve néanmoins plusieurs segments lisibles, tels que KER,Θ, et HE ...M, qui évoquent vraisemblablement une invocation, sans que la restitution complète soit possible. Ce type de formules fragmentées est fréquent sur les sceaux privés, où l’invocation à un saint ou à la Mère de Dieu accompagne une effigie protectrice. Malgré l’état lacunaire, la structure en lignes brèves et l’alternance de lettres isolées et de groupes compacts témoignent d’une disposition épigraphique soignée caractéristique des ateliers du XIᵉ siècle.
Note complémentaire : L’analyse paléographique signale un décalage vertical à la fin des deuxième et troisième lignes de la légende. Dans cette zone décalée, une lettre Μ est nettement visible au-dessus d’un monogramme ΘΒ (thêta–bêta) relié par un trait horizontal. Cette abréviation ΘΒ correspond à la formule dévotionnelle « Θεοτόκε βοήθει », très courante sur les sceaux byzantins. Le Β, formé de deux boucles distinctes, constitue un détail typologique significatif. L’interprétation proposée — prudente — associe la lettre Μ au monogramme ΘΒ selon un schéma rappelant l’abréviation ΜΡ ΘΥ (Μήτηρ Θεοῦ). Certains spécialistes suggèrent même que la forme particulière du Θ pourrait intégrer visuellement un Ρ, renforçant la lecture mariale. D’autres y voient une double valeur symbolique du Μ : lettre renvoyant à Μήτηρ, ou signe évoquant une couronne mariale stylisée.
Fiche technique