A/ Droit fragmentaire, représentant vraisemblablement la vierge orante.
R/ Inscription en plusieurs lignes, partiellement conservée :
…ΘΕΟ | ΔΟΕΠΙC | ΠΟCΡΑ | ΝXC
Lecture retenue : Θεοδώ(ρου) ἐπισκ(ό)πο(υ) καὶ ῥαίκ(τωρ)? — « de Théodore, évêque et recteur (?) de (?) ».
Ø 18 × 21 mm ;
4,77 g
Sceau en plomb au flan irrégulier (18 × 21 mm) et partiellement fragmenté. La frappe en est néanmoins significative sur le plan épigraphique, et la titulature, malgré ses lacunes, permet de proposer une identification plausible du titulaire.
Au revers, la lecture retenue — Θεοδώ(ρου) ἐπισκ(ό)πο(υ) καὶ ῥαίκ(τωρι)? — associe la dignité épiscopale au titre de ῥαίκτωρ (du latin rector). Dans la sigillographie et l'administration byzantines, ce titre désigne un administrateur placé à la tête d'une institution — le plus souvent ecclésiastique (gestion patrimoniale, supervision d'une fondation pieuse ou d'un établissement charitable). Son association à une dignité épiscopale n'est pas sans précédent au XIᵉ siècle, et peut refléter soit la plurifonctionnalité d'un prélat de province, soit la gestion simultanée de deux institutions distinctes.
La troisième ligne conserve les lettres qui permettent de restituer l'abréviation de ῥαίκτωρ, les caractères ΡΑΙ étant suffisamment distincts pour asseoir cette lecture malgré le fragmentaire. La dernière ligne — ΝΗ (ou X)C (?)— appelle en revanche la plus grande prudence : elle pourrait correspondre à la terminaison d'un toponyme (une désignation diocésaine ou une entité géographique associée à la fonction épiscopale), ou encore à un autre terme abrégé non encore résolu. L'état du flan ne permet pas, en l'état, de trancher entre ces hypothèses, et toute identification prosopographique définitive devra attendre un parallèle documenté dans le corpus.
Fiche technique