- Nouveau
✦ Rare ✦
A/ Monogramme en bloc construit sur un Ν ligaturé avec un Η ; Β rétrograde ligaturé sur la jambe gauche du Ν, ΟΥ au-dessus de cette même jambe et Ζ sur la jambe de droite.
L’ensemble se développe en ΖΗΝΟΒΙΟΥ — Ζηνοβίου (génitif de Ζηνόβιος).
R/ Empreinte textile (trace de tissu) au revers.
Ø 15 mm ;
2,18 g
Réf. : Pour le nom, voir Cheynet, coll. Eidelstein, sceau de Ζηνόβιος n° 5.268
On notera en outre qu’un sceau inédit du fonds Zacos conservé à la Bibliothèque nationale de France (BnF 4257) présente une disposition très proche, sans être toutefois strictement identique au présent exemplaire.
Sceau de petit module relevant de la sigillographie protobyzantine, dont le champ est entièrement occupé par un monogramme en bloc. Ce type de monogramme compact, où les lettres se combinent autour d’un même axe, est caractéristique des Vᵉ–VIᵉ siècles, avant que ne se généralise le monogramme cruciforme.
Le monogramme se développe en Ζηνοβίου, génitif du nom Ζηνόβιος (Zénobios) : le Ν et le Η y sont entrelacés, le Β rétrograde est ligaturé sur la jambe gauche du Ν, le groupe ΟΥ est disposé au-dessus de cette jambe et le Ζ porté par la jambe droite. La lecture s’appuie sur un monogramme de composition voisine conservé dans la collection Eidelstein (Cheynet), qui livre le même nom ; elle est confortée par les exemplaires chypriotes signalés dans cette publication, dont l’un porte le nom écrit en toutes lettres (ΖΗΝΟΒΙΟΥ, Metcalf), ce qui en assure la restitution. On notera en outre qu’un sceau inédit du fonds Zacos conservé à la Bibliothèque nationale de France (BnF 4257) présente une disposition très proche, sans être toutefois strictement identique au présent exemplaire.
Le nom Ζηνόβιος est bien attesté à l’époque protobyzantine. Il fut porté, entre autres, par un évêque connu par plusieurs sceaux chypriotes — témoignage de l’ancienneté de l’anthroponyme dans la région — ainsi que, selon la PLRE III (Zenobius 2), par un scholastikos d’Émèse, monophysite, en relation épistolaire avec Éphrem d’Antioche au VIᵉ siècle. Ces mentions documentent la diffusion du nom, mais ne sauraient être confondues avec l’identification du titulaire du présent sceau : celui-ci ne porte ni titre, ni fonction, ni effigie, et la seule présence du nom au génitif ne permet de le rattacher à aucun de ces personnages en particulier.
La forme génitive (Ζηνοβίου) répond à l’usage courant des légendes sigillaires, où elle désigne le possesseur de la matrice. L’empreinte textile visible au revers — trace du tissu au contact duquel le sceau a été apposé ou conservé — renvoie à un usage administratif ou privé, fréquent durant l’Antiquité tardive.
Une lecture alternative de ce même monogramme avait été proposée précédemment, restituant le nom Βυζάντιος sous une graphie atypique du type ΒΥΖΑΝΤΗΟΥ. Compatible avec les lettres alors retenues comme assurées, elle est conservée ici pour mémoire, la découverte de la collection Eidelstein faisant désormais préférer la lecture Ζηνόβιος.
Fiche technique