A/ Légende sur plusieurs lignes : Θεοτόκε βοήθ[ει] Παύλῳ (πρωτο)σπ[α]θαρ[ίῳ].
Traduction : « Mère de Dieu, aide Paul, protospathaire. »
R/ Légende sur plusieurs lignes : [κ]ριτ(ῇ) [ἐπὶ] τοῦ Ἱπ[πο]δρόμ(ου) (καὶ) [το]ν Θρᾳκησίων.
Traduction : « juge de l’Hippodrome et des Thracésiens. »
Ø 24,2 mm ;
8,9 g
Réf. : Dumbarton Oaks, BZS.1958.106.4166 ; Zacos, Byzantine Seals II, no. 1032.
Sceau administratif des Xe–XIᵉ siècles appartenant à Paul, protospathaire impérial, exerçant des fonctions judiciaires. La légende de l’avers s’ouvre sur l’invocation mariale Θεοτόκε βοήθει, suivie du nom au datif Παύλῳ et du titre abrégé de protospathaire, dignité palatine élevée fréquemment portée par des juges impériaux. Le revers précise les charges : Paul est κριτής, juge « ἐπὶ τοῦ Ἱπποδρόμου », c’est-à-dire attaché au tribunal de l’Hippodrome de Constantinople, et simultanément juge du thème des Thracésiens (Θρᾳκησίων), l’un des grands thèmes d’Asie Mineure occidentale. Cette double attribution reflète la pratique byzantine consistant à confier à un même magistrat des compétences à la fois urbaines et provinciales. Zacos a publié un sceau très proche (Seals II, no. 1032), appartenant à un Paul portant les mêmes titres et exerçant une fonction voisine, celle de protospathaire ἐπὶ τοῦ Χρυσοτρικλίνου. Il est possible qu’il s’agisse du même individu, attesté à un stade différent de sa carrière, ce qui illustre la progression et la mobilité des hauts fonctionnaires judiciaires à la charnière des Xe et XIᵉ siècles.
Merci à Clément Guery-Odelin pour la lecture du sceau.
Fiche technique