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Plus jolie en main !
A/ La Mère de Dieu (Hagiosoritissa) debout, tournée vers la gauche, les mains levées vers la manus Dei (ou l'image du Christ).
R/ Légende sur cinq lignes : Οὗ σφραγ(ίς) εἰμι, τὴν γραφὴν (ἰ)δὼν μάθε — « De celui dont je suis le sceau, ayant vu l'écrit, reconnais-le ».
Ø 18,5 mm ;
5,92 g
Sceau de très belle qualité et de petit module, représentant la Mère de Dieu sous le type iconographique de l'Hagiosoritissa. Cette représentation, caractéristique de la dévotion mariale byzantine, montre la Vierge en position d'intercession, les mains levées vers la main divine (manus Dei) ou vers l'image du Christ, selon les variantes.
Le revers porte une légende métrique particulièrement intéressante : « De celui dont je suis le sceau, ayant vu l'écrit, reconnais-le ». Cette formulation, à la fois poétique et fonctionnelle, joue sur la double nature du sceau byzantin : objet d'authentification et support de dévotion. L'emploi du verbe mathé (« reconnais, comprends ») souligne la dimension intellectuelle et spirituelle de la validation sigillographique.
La datation large (VIIᵉ–XIᵉ siècle) reflète la continuité de ce type iconographique sur plusieurs siècles. L'excellent état de conservation et la qualité de frappe font de cet exemplaire un témoignage remarquable de la production sigillographique byzantine à petit module, souvent négligée par les collectionneurs malgré son intérêt historique et artistique.
Fiche technique