A/ personnage de face, non nimbé.
R/ monogramme cruciforme : Α à gauche, Ν à droite, ΟΥ en haut, ω en bas ;
se lit : Ἰωάννου (« de Jean »).
Ø 18 mm ;
5,37 g
Le droit représente un personnage de face dont l'absence de nimbe mérite attention : dans la sigillographie byzantine de cette période, la nimbe constitue le marqueur iconographique ordinaire de la sainteté. Son absence oriente donc l'interprétation vers une représentation du propriétaire du sceau lui-même, selon un usage attesté sur certaines bulles privées de la haute époque. Il convient néanmoins de demeurer prudent : la convention du nimbe n'est pas systématiquement appliquée à cette période, et une gravure sommaire peut avoir omis cet élément même pour un saint. En l'absence d'autres éléments distinctifs (inscriptions, attributs, geste liturgique), la détermination reste ouverte.
Le revers présente un monogramme cruciforme dont les lettres — Α, Ν, ΟΥ, ω — distribuées sur les quatre bras de la croix restituent la forme génitivale Ἰωάννου, « de Jean ». Ce génitif de propriété est la formulation standard des monogrammes sigillaires byzantins de cette époque. Le nom Ἰωάννης (Jean), d'origine hébraïque (Yohanan, « Dieu a fait grâce »), est l'un des anthroponymes les plus fréquents du monde byzantin, aussi bien dans le clergé que dans la population civile et militaire, ce qui ne permet aucune identification prosopographique en l'absence d'autres éléments.
Par ses caractéristiques typologiques ce sceau s'inscrit pleinement dans la production sigillaire privée de la transition entre Antiquité tardive et période médio-byzantine.
Fiche technique