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Ionie, Érythrées – Hémiobole en argent, Rosette / Carré creux – Vers 500–480 av. J.-C. – Rare
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Ionie, Érythrées – Hémiobole en argent, Rosette / Carré creux – Vers 500–480 av. J.-C. – Rare
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Ionie, Érythrées – Hémiobole en argent, Rosette / Carré creux – Vers 500–480 av. J.-C. – Rare

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Hémiobole en argent frappée à Érythrées (Ionie), vers 500–480 av. J.-C.

A/ Anépigraphe
Rosette à point central.

R/ Anépigraphe
Carré creux (quadratum incusum).

Ø 8,43 mm ; Balance bnumis 0,32 g

Réf : Inédit dans les corpus standard


Commentaire :

Hémiobole archaïque d'Érythrées, inédite dans les corpus de référence standard, connue uniquement par un petit nombre de passages en vente publique (Roma Numismatics, Leu, CNG). La rareté de ce type est donc remarquable et confère à cette pièce un intérêt de premier plan pour le collectionneur de monnayage archaïque ionien.

Le droit présente une rosette à point central, emblème civique d'Érythrées. Ce motif floral, que l'on retrouve sur l'ensemble du monnayage de la cité à travers les siècles, constitue le signe identitaire le plus constant des frappes érythréennes — un véritable « blason parlant » monétaire. Sur cette émission archaïque, la rosette apparaît dans sa forme la plus épurée, dépourvue de légende, comme il est d'usage pour les toutes premières frappes grecques d'Asie Mineure. Le revers est occupé par un simple carré creux (quadratum incusum), technique caractéristique des frappes archaïques des VIe et Ve siècles av. J.-C., où le revers n'est encore qu'une empreinte du poinçon de frappe. La datation vers 500–480 av. J.-C. place cette émission dans les dernières décennies de la domination perse sur l'Ionie, entre la révolte ionienne (499–494 av. J.-C.) et les guerres médiques. Ce petit numéraire d'argent, destiné aux échanges locaux, témoigne de la continuité de l'activité monétaire des cités ioniennes même dans un contexte politique troublé.

ÉRYTHRÉES (IONIE) (VIIIe siècle av. J.-C. – époque romaine)
Érythrées (Erythrai) était l'une des douze cités de la confédération ionienne, établie sur la côte occidentale de l'Asie Mineure, face à l'île de Chios (actuelle Ildırı, Turquie). Fondée selon la tradition par des colons crétois puis ioniens, la cité devait son nom, selon une étymologie antique, à la couleur rouge (erythros) de son sol ou de ses falaises. Érythrées était renommée dans l'Antiquité pour sa Sibylle, la Sibylle érythréenne, l'une des plus célèbres prophétesses du monde grec, dont les oracles furent compilés et consultés à Rome même. Dotée d'un port actif et de terres fertiles, la cité participa à la révolte ionienne contre les Perses en 499 av. J.-C. et fut membre de la Ligue de Délos athénienne. Son monnayage, reconnaissable à la rosette qui en constitue le type permanent, couvre une longue période, des premières frappes archaïques jusqu'à l'époque impériale romaine.

lp623-291

Fiche technique

Dénomination
Hémiobole