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Ionie, Phocée – Diobole en argent, Nymphe au sakkos / Carré creux quadriparti – Vers 521–478 av. J.-C.
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Ionie, Phocée – Diobole en argent, Nymphe au sakkos / Carré creux quadriparti – Vers 521–478 av. J.-C.
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Ionie, Phocée – Diobole en argent, Nymphe au sakkos / Carré creux quadriparti – Vers 521–478 av. J.-C.

145,00 €
TTC

✦ plus jolie en main ! ✦

Vendu

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Diobole archaïque en argent frappée à Phocée (Ionie), vers 521–478 av. J.-C., cité fondatrice de Marseille.

A/ Anépigraphe
Tête d'une nymphe à gauche, coiffée d'un sakkos orné d'une bande centrale, portant une boucle d'oreille circulaire.

R/ Anépigraphe
Carré creux quadriparti.

Ø 9,29 mm ; Balance bnumis 1,26 g

Réf : Klein 452 ; SNG Copenhagen 389-394 ; SNG Kayhan 522


Commentaire :

Très bel exemplaire, plus séduisant encore en main qu'en photographie. Le portrait de nymphe est finement détaillé, avec un sakkos parfaitement lisible et une boucle d'oreille nettement visible — des détails rarement aussi bien conservés sur ce monnayage archaïque de petit format. Le carré creux du revers est régulier et bien frappé. Une qualité tout à fait appréciable, d'autant que des exemplaires de conservation équivalente atteignent couramment plus de 400 € sur le marché français.

Ce diobole en argent de Phocée, frappé entre 521 et 478 av. J.-C., appartient à la période tardo-archaïque du monnayage ionien. L'avers présente une tête féminine — traditionnellement identifiée comme une nymphe locale — coiffée du sakkos, cette coiffe souple en tissu caractéristique de l'iconographie féminine grecque archaïque. L'élégance du portrait, avec la bande centrale ornant le sakkos et la boucle d'oreille circulaire, témoigne du raffinement stylistique des graveurs phocéens, héritiers de la grande tradition artistique ionienne.

Le revers, un simple carré creux quadriparti sans type figuré, est typique du monnayage grec archaïque et relève de la technique de frappe primitive où le poinçon servait uniquement à maintenir le flan contre le coin d'avers. Ce type de revers incus disparaîtra progressivement au cours du Ve siècle av. J.-C. au profit de revers figurés.

Phocée, cité ionienne renommée pour son audace maritime, est surtout connue des numismates pour ses hectés d'électrum, frappées en abondance du VIe au IVe siècle av. J.-C. et comptant parmi les séries les plus collectionnées du monnayage grec. Ce diobole en argent, plus modeste mais tout aussi révélateur du dynamisme monétaire phocéen, s'inscrit dans un monnayage divisionnaire destiné aux échanges quotidiens dans le cadre économique de l'Ionie archaïque, alors sous domination perse achéménide.

PHOCÉE (IONIE) (VIIIe siècle av. J.-C. – époque romaine)
Phocée (Phokaia), cité ionienne de la côte occidentale de l'Asie Mineure (actuelle Foça, Turquie), fut l'une des plus audacieuses métropoles coloniales du monde grec. Ses marins, réputés pour avoir ouvert les routes commerciales de la Méditerranée occidentale, fondèrent Massalia (Marseille) vers 600 av. J.-C., ainsi qu'Emporion (Ampurias), Alalia (Aléria) en Corse et Élée (Vélia) en Grande-Grèce. Confrontés à la conquête perse de Cyrus en 546 av. J.-C., une partie des Phocéens préféra l'exil plutôt que la soumission — épisode fameux rapporté par Hérodote. La cité est célèbre en numismatique pour sa production abondante et remarquable d'hectés en électrum, frappées conjointement avec Mytilène selon un accord monétaire bilatéral unique dans le monde grec. Son monnayage d'argent, plus rare, complète un panorama monétaire d'une richesse exceptionnelle.

lp623-325

Fiche technique

Dénomination
Diobole