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Aurélien – Antoninien frappé en atelier balkanique – CONCORD·MILIT – MER-RIC 2520
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Aurélien – Antoninien frappé en atelier balkanique – CONCORD·MILIT – MER-RIC 2520
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Aurélien – Antoninien frappé en atelier balkanique – CONCORD·MILIT – MER-RIC 2520

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Antoninien frappé dans un atelier balkanique incertain (3ᵉ officine) sous Aurélien (automne 272 – automne 273)

A/ IMP AVRELIANVS AVG
Buste radié à droite, avec cuirasse.

R/ CONCORD·MILIT
L'empereur en toge debout à droite, tenant un sceptre court de la main gauche et serrant la main de Concordia debout à gauche. À l'exergue : Γ.

Ø 24,12 mm ; Balance bnumis 3,23 g

Réf. : MER-RIC 2520 (temporaire) ; cf. RIC V.1, 391 ; LV 9630–736


Commentaire :

Cet antoninien appartient à la 2ᵉ émission (Phase 2) d'un atelier balkanique dont la localisation précise reste indéterminée dans l'état actuel de la recherche — le MER-RIC le classe sous la rubrique « atelier balkanique incertain », distincts des ateliers mieux identifiés de Serdica ou de Siscia. La 3ᵉ officine est identifiable à la lettre Γ à l'exergue. La datation, automne 272 – automne 273, place cette émission dans une période charnière du règne d'Aurélien : celle qui suit immédiatement la reconquête de Palmyre et la défaite de Zénobie (272), et qui précède la grande réforme monétaire de 274.

Le revers CONCORD·MILIT — abréviation de Concordia Militum, « Concorde des soldats » — est l'un des types les plus politiquement significatifs du monnayage d'Aurélien. La scène représentée, dite « Empereur et Concordia 1a » dans la nomenclature du MER-RIC, montre l'empereur non en costume militaire mais en toge, tenant un sceptre court et serrant la main de Concordia — geste de dextrarum iunctio qui symbolise l'accord et la fidélité mutuelle. Ce choix iconographique est délibéré : après des années de guerre civile et d'usurpations en chaîne, Aurélien affiche sur son monnayage une volonté de réconciliation avec l'armée, pilier indispensable de son pouvoir et de sa politique restauratrice. La Concordia Militum est ici moins une promesse qu'un programme.

AURÉLIEN (9 septembre c. 214 – c. novembre 275)
Lucius Domitius Aurelianus, fils d'un soldat de Pannonie ou de Dacie Ripensis, s'éleva par la seule force de son mérite militaire jusqu'au trône impérial, qu'il occupa de 270 à 275. Héritier d'un empire en lambeaux — scindé entre le royaume gaulois de Postume à l'Occident et le royaume palmyrénien de Zénobie en Orient —, il réunifiera en cinq ans l'ensemble du monde romain par la force des armes, gagnant son titre de Restitutor Orbis. Grand réformateur, il fit ériger le mur d'enceinte de Rome qui porte encore son nom, instaura le culte officiel de Sol Invictus comme religion d'État et entreprit une réforme monétaire destinée à enrayer la crise du billon. Il périt assassiné à Cænoprhurium en Thrace alors qu'il s'apprêtait à lancer une nouvelle campagne contre l'empire sassanide.

lp636-779

Fiche technique

Personnage
Aurélien
Dénomination
Antoninien