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A/ Buste de la Vierge de face, tenant devant elle un médaillon du Christ ; croix de part et d'autre.
R/ Monogramme cruciforme original : Ω en dessous ; lettre en sommité pouvant être lue Α ou Λ, permettant également une lecture Μ ; Ι possible dans la traverse de la croix ; Τ possible, bien que le T ne soit en principe jamais inclus dans la croix elle-même.
Lecture incertaine. Plusieurs développements ont été envisagés (voir Commentaire).
Ø 20 mm ;
7.32 g
Sceau original et d'un grand intérêt sigillographique, dont le droit offre un type marial archaïque : la Vierge en buste tenant un médaillon du Christ, flanquée de deux croix. La composition à croix latérales est caractéristique de la production protobyzantine des VIᵉ-VIIᵉ siècles et oriente la datation vers cette fourchette haute, indépendamment de toute lecture du revers.
Le monogramme cruciforme du revers est d'une configuration inhabituelle, ce qui le rend à la fois remarquable et difficile à développer avec certitude. Les éléments lisibles — Ω en dessous, une lettre en sommité interprétable comme Α, Λ ou composante d'un Μ, et Ι et Τ possibles dans la traverse — autorisent plusieurs lectures, sans qu'aucune ne s'impose avec certitude.
La lecture Ἰωάννης (Jean) a été envisagée, le monogramme ne livrant alors que Α et Ω sur la croix ; elle est possible mais repose sur un nombre minimal de lettres et demeure peu assurée.
La lecture Μαΐου (Maio) est attestée dans la Prosopography of the Byzantine Empire (PBE) ; les exemples documentés appartiennent toutefois au IXᵉ siècle, ce qui la rend chronologiquement peu compatible avec la datation iconographique de ce sceau.
La lecture Μαϊουμᾶς (Maioumas) renvoie à un général arabe mentionné par Théophane sous l'année 706/708 (AM 6201) : une armée placée sous ses ordres aurait été massacrée par Marianos, provoquant des représailles arabes. Ce nom est attesté au VIIIᵉ siècle, ce qui reste légèrement tardif par rapport à la fourchette iconographique, mais non irreconciliable si l'on admet une datation basse du sceau.
La lecture Μιτόλα (Mitola) correspondrait à un comes lombard de Capoue actif en 663, qui harcela l'armée de l'empereur Constant II lors de son retrait de Bénévent vers Naples, selon Paul Diacre (Hist. Lang. V, 9). Cette datation au VIIᵉ siècle est pleinement compatible avec la fourchette iconographique et mérite d'être retenue parmi les hypothèses, même si la présence d'un nom lombard sur un sceau de plomb byzantin constituerait en soi un document exceptionnel.
Fiche technique