Filtrer par

Peuples

Peuples

Dénomination

Dénomination

Disponibilité

Disponibilité

Prix

Prix

  • 40,00 € - 400,00 €

Celtes

Ma sélection de monnaies celtiques, tournée vers les peuples de l'est et le centre de la Gaule – Éduens, Lingons, Séquanes, Leuques, Bituriges – auxquelles s'ajoutent quelques frappes de la Celtibérie.

En savoir plus ▼
Monnaies celtiques

Ce que « celtique » couvre ici

Le terme est large, et il faut dire ce qu'il recouvre.

Le cœur est gaulois, et plus précisément oriental : le quart nord-est de la Gaule, des Éduens aux Leuques en passant par les Lingons et les Séquanes. J'exerce à Besançon, l'antique Vesontio, oppidum principal des Séquanes, et ces monnayages me passent naturellement entre les mains plus souvent que d'autres. Ce sont aussi parmi les plus riches et les mieux étudiés de Gaule.

Massalia n'y figure pas pour une raison précise. Le monnayage de Marseille est grec par sa facture et son système. Le monnayage de Marseille circule massivement en Gaule, y sert de référence pondérale, et les peuples indigènes l'ont abondamment imité – ce sont les fameuses frappes péri-massaliotes. Mais Massalia est une colonie grecque : sa monnaie est grecque par son autorité émettrice, son système et sa facture. Je l'ai donc classée avec les monnaies grecques, où elle a sa place. En revanche, les imitations gauloises de ces types relèvent bien de cette catégorie : ce ne sont plus des monnaies de Marseille, mais des monnaies celtiques frappées d'après un modèle grec.

La Celtibérie apparaît plus ponctuellement. Les peuples de la péninsule Ibérique ont développé un monnayage propre, à légendes en écriture  ibérique, dont les types au taureau ou au cavalier constituent un domaine de collection à part entière, encore peu couru en France.

L'art celtique, ou l'abstraction avant l'heure

C'est ce qui rend ces monnaies singulières, et ce qui divise les collectionneurs.

Les Gaulois n'ont pas inventé la monnaie : ils ont repris des modèles grecs et romains – un statère de Philippe II, une drachme de Marseille, un denier républicain. Puis ils les ont transformés. Génération après génération, coin après coin, le modèle se décompose : la tête devient un assemblage de volutes, le cheval un enchaînement de courbes, l'inscription un motif décoratif. On parle de dégénérescence des types, mais le terme est malheureux – ce n'est pas une perte de savoir-faire, c'est un parti pris esthétique.

Le résultat ne ressemble à rien d'autre dans l'Antiquité. Certains types portent des noms forgés par les numismates du XIXᵉ siècle parce qu'on ne savait pas les décrire autrement, et ces noms ont fait leur chemin : le potin dit à la tête d'Indien, ceux au mannequin, aux trois poissons, au casque à visière. Regardez-les sans idée préconçue : l'abstraction y est totale, et on comprend que les artistes du XXᵉ siècle s'y soient intéressés.

C'est ce qui explique pourquoi la monnaie gauloise se collectionne autrement. On n'y cherche pas la ressemblance ni la lisibilité, mais la qualité de la composition.

Ce que je regarde avant d'acheter une gauloise

La monnaie gauloise se prête aux erreurs, et je préfère vous dire sur quoi je me fonde.

  • La cohérence de l'attribution. Les aires de circulation débordent largement les frontières supposées des peuples, les trouvailles anciennes sont mal localisées, et plusieurs classements traditionnels ont été révisés. Quand le rattachement à un peuple reste discuté, mes fiches le disent – vous y verrez des attributions doubles ou marquées comme incertaines.
  • Les légendes, avec prudence. Certaines monnaies portent des noms. La tentation est grande d'y voir des "rois", alors qu'il peut s'agir d'un chef, d'un magistrat, d'un responsable d'émission, parfois d'une entité qu'on ne sait pas nommer. Les sources antiques mentionnent trop peu de personnages pour établir des correspondances certaines.
  • La publication. Une monnaie déjà publiée – figurant en planche dans un corpus, ou provenant d'une collection documentée – vaut davantage qu'un exemplaire anonyme, et pas seulement commercialement : sa place dans la série est établie.
  • La surface. Les potins, coulés dans un alliage riche en étain et en plomb, développent des patines très diverses, de la plus profonde à la plus instable. Les critères d'appréciation d'une monnaie frappée ne s'y appliquent pas : on ne juge pas la netteté de frappe mais la qualité du moulage et l'état de la surface.

Débuter en monnaie gauloise

C'est l'un des domaines les plus accessibles de la numismatique antique, et l'un des plus exigeants intellectuellement.

Accessible, parce que les potins coulés des peuples de l'est se trouvent à des prix modestes, y compris en bon état. Exigeant, parce que l'identification demande de manipuler le Nouvel Atlas des monnaies gauloises de Delestrée et Tache – le fameux DT – dont le classement par régions et par séries a remplacé les nomenclatures anciennes. Mes fiches y renvoient systématiquement.

Un conseil : commencez par un peuple, pas par un type. Suivre le monnayage des Éduens ou des Lingons sur l'ensemble de leurs séries apprend infiniment plus que de collectionner un potin par peuple.

Naviguer dans cette sélection

Les filtres permettent de restreindre l'affichage par peuple, par dénomination, par prix et par disponibilité. Le moteur de recherche interne accepte les noms de peuples, les légendes et les numéros DT.

La sélection étant réduite, les archives donnent une bien meilleure idée de la profondeur du domaine : elles conservent l'ensemble des monnaies celtiques passées par la boutique, avec leur documentation complète, y compris des raretés qui ne se retrouveront pas.

Archives des monnaies gauloises

Lexique numismatique

Authenticité et expertise

Filtres actifs