A/ Légende en trois lignes : CEP / ΓΛ / OV, formant ΣΕΡΓΛΟΥ, génitif de Σέργιος (« de Sergios »).
R/Légende en trois ligne en écriture latine onciale : SR / A / A
lisible comme Stratelatou (« du stratelate »). Cette double graphie grecque et latine témoigne d’une période de transition scripturale entre les deux sphères culturelles.
Ø 19/23 mm ;
9,36 g
Datation : Ve–VIᵉ siècle
Sceau militaire (Ve–VIᵉ siècles), attribué à un certain Sergios, porteur du titre de stratélate (στρατηλάτης). Ce rang, issu du vocabulaire militaire tardo-antique, correspond à un général de haut niveau, souvent à la tête d’un corps d’armée ou d’un district militaire. Le terme conserve à cette époque son sens originel de « chef de l’armée », avant de se spécialiser plus tard dans la hiérarchie thématique. L’usage simultané d’une légende grecque et d’un monogramme en onciale latine illustre la coexistence linguistique caractéristique des décennies de transition entre l’administration romaine et l’administration proprement byzantine. Ces sceaux hybrides témoignent du maintien du latin dans la chancellerie impériale jusqu’au règne de Justinien. L’exemplaire de Sergios s’inscrit ainsi dans les premières productions sigillographiques où s’affirme progressivement la titulature grecque complète.
Fiche technique