A/ Inscription sur trois lignes dans un cercle : ✚ IΩ / ANN / OV. Lecture : Ἰωάννου — génitif signifiant « de Jean ».
R/ Inscription sur trois lignes dans un cercle : ΠA / TPIKI / OV. Lecture : Πατρικίου — génitif signifiant « du patrice ».
Lecture complète : Ἰωάννου Πατρικίου — « (sceau) de Jean, patrice ».
Ø 21 mm ;
12,17 g
Le patrice (πατρίκιος, patricius) est, aux VIe–VIIe siècles, l'un des titres honorifiques les plus élevés de la hiérarchie de cour byzantine, directement concédé par l'empereur. Il peut être porté aussi bien par des militaires de haut rang que par des dignitaires civils, ce qui ne permet pas, en l'absence d'autre indication, de préciser la sphère d'activité du sigillant.
La répartition de la légende sur deux faces — le nom au droit, le titre au revers — est une disposition fréquente dans la production sigillographique des VIe–VIIe siècles, notamment pour les sceaux de dignitaires ne recourant pas encore à l'iconographie religieuse. Ce formulaire épigraphique sobre, sans invocation ni décor figuré, est typique de cette période de transition entre les traditions tardo-antiques et la sigillographie byzantine proprement dite.
Le nom Jean (Ἰωάννης) est extrêmement répandu dans le corpus byzantin ; sans titulature complémentaire ni contexte de trouvaille, toute identification prosopographique demeure impossible.
Fiche technique