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A/ Monogramme cruciforme invocatif : ΘΕΟΤΟΚΕ ΒΟΗΘΕΙ — « Mère de Dieu, viens en aide [à ton serviteur] ». Doublement du flan constaté ; brisures de surface le long du canal au droit.
R/ Légende sur quatre lignes : ΚΟ… / [Α]ΝΤΙ[Ν] / Υ ΑΠΟ [Ε] / ΠΑΡΧ' — lecture développée : ΚΟ[ΝΣΤΑΝΤΙ]ΝΟΥ ΑΠΟ ΕΠΑΡΧ[ΩΝ] (?) ; génitif de Konstantinos, titulaire du rang honorifique d'apo eparchon. Lettres partiellement lacunaires, restituées entre crochets.
Ø 21 mm ;
16,53 g
Sceau présentant un doublement de frappe et des brisures de surface localisées le long du canal au droit, ce qui est fréquent sur les plombs du VIIe siècle ; le revers demeure lisible et permet une lecture cohérente. Le droit porte un monogramme cruciforme invocatif de type Θεοτόκε βοήθει (« Mère de Dieu, viens en aide »), formule omniprésente dans la sigillographie byzantine à partir du VIe siècle et qui constitue l'un des marqueurs typologiques les plus caractéristiques des sceaux de cette période.
Le revers développe en quatre lignes la titulature du propriétaire : Konstantinos, porteur du titre d'apo eparchon. Cette dignité honorifique désigne littéralement un ancien eparque (préfet), c'est-à-dire un dignitaire qui a exercé — ou qui est réputé avoir exercé — la charge d'eparque de la ville (préfet de Constantinople) ou d'une eparquie provinciale. Au VIIe siècle, le titre d'apo eparchon tend à se détacher de son sens fonctionnel originel pour devenir une dignité de rang sénatorial attribuée comme récompense honorifique, indépendamment de toute charge effective. Il convient donc de l'interpréter comme un titre autonome et non comme un génitif subordonné à une autre fonction.
Le nom Κωνσταντῖνος est l'un des anthroponymes les plus répandus dans l'aristocratie et l'administration byzantines, particulièrement au VIIe siècle dans le sillage des empereurs homonymes. La lecture des premières lettres du revers (ΚΟ…) reste partiellement lacunaire en raison de la frappe doublée, mais la restitution [ΚΩΝΣΤΑΝΤΙ]ΝΟΥ s'impose comme la plus vraisemblable au vu des traces conservées et de la titulature développée sur les lignes suivantes. Cette lecture doit néanmoins être considérée comme une lecture possible et non certaine, et devra être validée par comparaison avec des parallèles de corpus.
La combinaison monogramme cruciforme invocatif au droit / légende onomastique et titulaire au revers est caractéristique des productions sigillographiques de la première moitié du VIIe siècle, avant la généralisation progressive des représentations iconographiques mariales puis hagiographiques.
Fiche technique