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A/ Inscription sur trois lignes : […] / BOHΘ / TωϹω,
se lisant [Θεοτόκε] ou [Κύριε] βοήθει τῷ σῷ δούλῳ — « [Théotokos] ou [Seigneur], aide ton serviteur ».
Le début de l'invocation (partie supérieure du champ) étant hors flan, il n'est pas possible de trancher entre les deux formules mariale et christologique, l'une comme l'autre couramment employées à l'époque.
R/ Inscription sur quatre lignes ; ligne supérieure hors champ, portant vraisemblablement le nom du titulaire ; les lignes visibles s'ouvrent sur une croisette (?) : […] / ✚ XAP[T] / [O]ΥΛAPIω / TOV BϹT,
se lisant [nom] χαρτουλαρίῳ τοῦ β(ασιλικοῦ) στ(αύλου) — « (aide ton serviteur) [nom], chartulaire de l'écurie impériale ».
Nom du titulaire hors champ, non restituable.
Ø 25 mm ;
13,70 g
Sceau byzantin du VIIIᵉ siècle appartenant à un chartulaire (χαρτουλάριος) de l'écurie impériale (τοῦ βασιλικοῦ σταύλου). L'état de conservation du champ, tronqué à sa partie supérieure sur les deux faces, prive la légende de son élément d'identification personnelle : le nom du titulaire, qui devait figurer à la première ligne du revers en toute logique formulaire, est hors flan et ne peut être restitué.
Le chartulaire de l'écurie impériale est un officier attaché au bureau du comte de l'étable (κόμης τοῦ σταύλου), l'un des grands services équestres de l'administration centrale. Sa charge relève de la gestion administrative et comptable des chevaux de l'empereur, tant à Constantinople que dans les grands centres d'élevage militaire — au premier rang desquels le camp de Malagina, en Bithynie. Les traités de préséance et les listes d'officiers des VIIIᵉ–Xᵉ siècles distinguent habituellement deux chartulaires au sein de ce service : l'un dit « intérieur » (ὁ ἔσω χαρτουλάριος), affecté à la capitale, l'autre rattaché à Malagina. En l'absence d'un complément de rattachement sur le présent exemplaire, aucune de ces deux affectations ne peut être privilégiée.
La formule invocatoire du droit — [Θεοτόκε] ou [Κύριε] βοήθει τῷ σῷ δούλῳ — compte parmi les plus répandues de la sigillographie byzantine du VIIIᵉ siècle. Elle relève d'un fonds formulaire partagé par l'ensemble de la production administrative de l'époque et n'oriente pas, à elle seule, vers un cadre institutionnel particulier.
Fiche technique