Lion attaquant sa proie. Sceau tardo-romain conique en plomb (Ø 12/13 mm, 2,59 g). IIIᵉ–VIᵉ siècle.
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Lion attaquant sa proie. Sceau tardo-romain conique en plomb (Ø 12/13 mm, 2,59 g). IIIᵉ–VIᵉ siècle.

Lion attaquant sa proie. Sceau tardo-romain conique en plomb (Ø 12/13 mm, 2,59 g). IIIᵉ–VIᵉ siècle.

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A/ Lion à gauche, en pleine action, attaquant sa proie — animal ou chasseur, la nature exacte de la victime ne pouvant être établie avec certitude sur le petit module conservé.

Sceau de forme conique, catégorie caractéristique de la production tardo-antique à impression unique.

Ø 12/13 mm ; Balance bnumis 2,59 g


Commentaire :

Sceau en plomb de forme conique, catégorie bien identifiée de la production sigillaire tardo-antique. Ce type d'objet, généralement daté entre le IIIᵉ et le VIᵉ siècle apr. J.-C., se caractérise par sa base plate figurée et son corps conique à l'arrière, souvent perforé pour le passage d'un lien. Sa fonction correspond à celle d'une bulle d'authentification apposée sur marchandises, sacs, ballots ou documents, dans le cadre des échanges commerciaux et administratifs de l'Antiquité tardive et de la période protobyzantine précoce.

L'iconographie du lion attaquant sa proie compte parmi les motifs les plus répandus du répertoire figuratif romain et tardo-romain. Attestée sur les intailles, les tessères, les pièces de vaisselle métallique et les monuments funéraires, elle est également présente sur les sceaux et bulles de plomb. La composition — le lion à gauche, l'animal ou la figure attaquée figurés de profil sous lui — s'inscrit dans une tradition iconographique remontant au monde grec et proche-oriental, transmise dans le répertoire romain où elle véhicule des connotations de force, de puissance souveraine et de victoire. Sa valeur pouvait aussi bien être ornementale que symbolique, voire prophylactique.

Sur le présent exemplaire, le petit module et l'usure ne permettent pas de déterminer avec certitude la nature de la proie : un animal (cerf, taureau, âne ou chien, selon les variantes iconographiques les mieux attestées) reste l'hypothèse la plus vraisemblable, mais une figure humaine — chasseur ou victime dans une scène amphithéâtrale — ne peut être exclue.

La datation aux IIIᵉ–VIᵉ siècles couvre la fourchette chronologique dans laquelle s'inscrit la production des sceaux coniques en plomb ; l'absence de légende et le caractère générique de l'iconographie ne fournissent pas de repère chronologique plus étroit.

lp599-1750