Théodore. Sceau byzantin en plomb - en latin - (Ø 13 mm, 2,88 g). Vᵉ siècle.
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A/ Dans un cercle, monogramme en bloc à caractères latins. Composition : ligature  à gauche ; R (le haut forme le D) à gauche lié à E placé au-dessus ; O sur le montant gauche du bloc, V sur le montant droit. Lecture retenue : Theodorou — « de Théodore ».


R/ Revers légèrement conique, anépigraphe.

Ø 13 mm ; Balance bnumis 2,88 g


Commentaire :

Petit sceau de module miniature au revers légèrement conique, forme caractéristique des productions tardo-antiques des IVe–Ve siècles, antérieures à la standardisation du flan plat qui s'impose progressivement à Byzance à partir du VIe siècle. L'état de conservation permet une lecture complète du monogramme de l'avers.

Le monogramme, composé en bloc à partir de caractères de forme latine — T, H, D, R, E, O, V —, est un type jusqu'ici non répertorié dans les corpus connus, et notamment absent de Zacos/Veglery. Sa lecture se développe en Theodorou, génitif grec du nom Théodore (Θεόδωρος), attestant le bilinguisme graphique de certaines productions sigillaires de cette période de transition, où l'administration romano-byzantine recourt encore ponctuellement à l'alphabet latin pour noter des noms grecs ou latinisés.

Le nom Théodore est l'un des plus répandus dans le monde byzantin, ce qui ne permet aucune identification prosopographique. L'intérêt de ce sceau réside avant tout dans la singularité de son monogramme — composition en caractères latins pour un nom grec, sur un support conique de petit module — qui en fait un témoignage peu fréquent dans le corpus connu des sceaux tardo-antiques.

lp579-1038

Fiche technique

Sceau
Monogramme