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A/ Monogramme grec de forme hybride, pour partie en bloc, pour partie cruciforme. Lettres discernables : Ε à gauche ; ΙϹ à droite (ou Κ ?) ; Α en haut ; ω au centre, surmontant un Π (?).
R/ Légende arabe : بدر (Badr, « pleine lune ») (?), nom de personne. Le début du mot est masqué par le trou du sceau.
Ø 18 mm ;
9,88 g
Sceau de plomb d’époque byzantine associant un monogramme grec au droit et une légende arabe au revers. Ce bilinguisme en fait un objet d’intérêt particulier.
Le monogramme adopte une forme hybride, entre le monogramme en bloc et le monogramme cruciforme. L’absence de la croix qui structure habituellement ce dernier type s’explique probablement par un choix délibéré de la part d’un possesseur arabe. Les lettres discernables (Ε, ΙϹ ou Κ, Α, ω et peut-être Π) ne permettent pas, en l’état, d’en proposer une résolution.
Au revers, la lecture بدر (Badr, « pleine lune »), employé comme prénom, est proposée. La lecture بحر (baḥr, « mer ») n’est pas exclue, le début du mot étant masqué par le trou du sceau, mais elle paraît bien moins probable sur un sceau.
La coexistence du grec et de l’arabe sur un même objet renvoie au contexte des territoires anciennement byzantins passés sous domination arabe, où le grec demeura en usage dans l’administration jusqu’à l’arabisation des bureaux (dīwān), entreprise sous le calife ʿAbd al-Malik (65-86 H. / 685-705).
Fiche technique