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A/ Dans un cercle linéaire, monogramme cruciforme : Ν à gauche ; ligature ΟΥ à droite ; Ρ en haut ; Α en bas.
Lecture : Ἰαννουαρίου, « de Iannouarios ».
R/ Dans un cercle de feuillage (?), monogramme cruciforme : ligature ΝϹ à gauche ; ΟΥ à droite ; Α en bas ; Ρ en haut.
Lecture : Ναρσοῦ, « de Narsès ».
Ø 17 × 19 mm ;
8,61 g
Belle patine noire.
Sceau protobyzantin des VIᵉ–VIIᵉ siècles présentant la particularité remarquable de porter deux monogrammes cruciformes quasi identiques dans leur structure — Ν, ΟΥ, Ρ, Α communs aux deux faces —, l'une d'elles s'en distinguant par la seule adjonction d'un Ϲ (sigma lunaire) ligaturé au Ν, permettant de lire Ναρσοῦ là où l'autre face donne Ἰαννουαρίου. Ce procédé de différenciation minimale entre deux monogrammes apparentés témoigne de la virtuosité des graveurs de boullôtèria de cette période.
Le sceau porte les noms de deux individus liés par une relation de filiation — l'un père, l'autre fils —, mais l'absence de tout marqueur permettant d'orienter les faces avec certitude (pas d'iconographie directrice, pas de croix, pas de titulature différentielle) rend impossible de déterminer lequel des deux est le titulaire et lequel est le père. Ἰαννουάριος est la transcription grecque du latin Ianuarius, anthroponyme répandu dans les provinces orientales de l'Empire. Ναρσής (latinisé Narses) est un nom d'origine iranienne bien implanté dans l'onomastique protobyzantine, notamment en Arménie et en Perse, et illustré par plusieurs personnages historiques de premier plan aux Vᵉ–VIᵉ siècles.
Fiche technique