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A/ Buste de la Mère de Dieu. Sigle conservé à droite : ΘΥ̅ — Μ(ήτη)ρ Θ(εο)ῦ. Inscription circulaire partiellement lisible : ΗΘΕΙΤ̣ΩϹΩ Δ̣ — lecture proposée (?) : [Κύριε ou Θεοτόκε βο]ήθει τῷ σῷ δ(ούλῳ).
R/ Inscription sur plusieurs lignes :
Ι Ω Α
ΝΝ' Β Α
Ϲ Π Α Θ
Α Ρ Ι Ω
Lecture retenue : Ἰωάννῃ (πρωτο)σπαθαρίῳ.
Ø 27,2 mm ;
5,63 g
Sceau en très bel état de conservation, au style soigné. On observe quelques dépôts blanchâtres en surface, vraisemblablement de la cire appliquée par un ancien propriétaire à des fins de protection.
Sceau des IXᵉ-Xᵉ siècles au type de la Mère de Dieu en buste, parmi les représentations mariales les plus répandues dans la sigillographie byzantine de cette période. Le sigle ΘΥ̅ (Μ(ήτη)ρ Θ(εο)ῦ) est clairement conservé à droite du buste. L'inscription circulaire du droit est partiellement préservée ; les lettres restituées en lecture proposée — ΗΘΕΙΤ̣ΩϹΩ Δ̣ — s'intègrent à la formule invocative standard [Κύριε ou Θεοτόκε βο]ήθει τῷ σῷ δ(ούλῳ), mais la restitution du début demeure hypothétique.
Au revers, la titulature se développe sur quatre lignes. La lecture retenue est Ἰωάννῃ (πρωτο)σπαθαρίῳ, où le préfixe πρωτο- est abrégé selon l'usage épigraphique habituel par une alpha suscrite. Le protospathaire impérial (βασιλικὸς πρωτοσπαθάριος) constitue l'un des titres de cour les plus élevés du système aulique des IXᵉ-Xᵉ siècles, situé juste au-dessous des magistres et des patrices dans les listes de préséance ; il marque l'appartenance au premier rang du sénat. Ce titre est particulièrement bien documenté sur les sceaux de plomb de cette période.
Le nom Ἰωάννης est le plus fréquemment attesté dans la prosopographie byzantine et ne permet pas d'identification individuelle en l'absence de parallèle sigillographique.
Fiche technique